chant lyrique / classique occidental / période romantique

Lanaudière 2026 | Concert aux multiples héros pour Marie-Nicole Lemieux et Rafael Payare

par Alexis Desrosiers-Michaud

Dans la continuité de ses concerts de rodage en vue de leur tournée européenne, l’Orchestre symphonique de Montréal (OSM) et leur chef Rafael Payare, présentaient vendredi soir Une vie de héros de Richard Strauss et le cycle Les nuits d’été d’Hector Berlioz, avec nulle autre que Marie-Nicole Lemieux. 

Il y a eu d’excellents moments dans le poème symphonique de Strauss, à commencer par les différents jeux des solistes. Andrew Wan, premier violon, a livré deux magnifiques solos, captivants, envoûtants, frôlant la diabolisation. Catherine Turner (et sa bande de cors) a joué avec brio la monstrueuse partition qui se trouvait devant eux, exploitant puissance et sonorité riche dans l’entièreté de leur registre. Le cor anglais n’a pas volé son moment non plus. 

Les deux premiers mouvements de l’œuvre ont été les plus réussis. Le premier, par sa vivacité et son dynamisme et le second par la précision des bois, au caractère espiègle. Pour le reste, certains moments tombaient malheureusement à plat, principalement par manque de raffinement. Il y avait parfois simplement trop de bruit, surtout dans le combat du héros. C’est un mouvement dense, mais il y du dosage à parfaire. Par exemple, les pauvres trombonistes, habituellement très sonores, étaient souvent couverts, malgré qu’ont les voyaient s’époumoner sur les écrans géants. 

C’est définitivement avant l’entracte qu’on a vécu les plus beaux moments. Marie-Nicole Lemieux, avec sa riche voix de contralto (NDLR : bien qu’il soit indiqué dans le programme qu’il s’agit d’une mezzo-soprano Festival écrit partout qu’elle est une mezzo-soprano, mais vérification faite, son site web officiel la présente bien comme contralto) ne fait pas que chanter; elle livre une histoire et en vit les émotions. Après quelques pianos trop peu audibles dans Villanelle, rapidement corrigés, nous avons eu droit à de très beaux moments dans Le spectre de la rose, où sa tessiture ne posait plus de questions. Ses graves ressortaient sans effort et nourrissaient une prononciation extrêmement précise. Tout en restant dans l’intimité, elle nous absorbait peu à peu par son jeu vocal et théâtral, sans surjouer, au point d’en oublier presque qu’il y avait un orchestre derrière, aussi discret soit-il. 

L’Isle joyeuse de Claude Debussy, joliment orchestrée par Bernardino Molinari, a constitué un excellent prélude aux Nuits d’été par sa légèreté et son côté méditerranéen.

crédits photo : Gabriel Fournier

Publicité panam

Tout le contenu 360

Sous le charme magique de La Flûte enchantée

Sous le charme magique de La Flûte enchantée

Opér’actuel devient un festival biennal : on en parle avec la directrice artistique Marie-Annick Béliveau

Opér’actuel devient un festival biennal : on en parle avec la directrice artistique Marie-Annick Béliveau

Paul Marleyn; Stéphane Lemelin – Tendresse et tragédie

Paul Marleyn; Stéphane Lemelin – Tendresse et tragédie

TransQueb – Maelstrom

TransQueb – Maelstrom

Elinor Frey ; Accademia de’ dissonanti – CPE Bach : Cello Concertos

Elinor Frey ; Accademia de’ dissonanti – CPE Bach : Cello Concertos

Les quatre saisons du Québec : Entretien avec François Dompierre

Les quatre saisons du Québec : Entretien avec François Dompierre

GA, la Série de shows | Tempête solaire… ça chauffe !

GA, la Série de shows | Tempête solaire… ça chauffe !

Towo – Vision

Towo – Vision

Francisca Valenzuela – Maldita

Francisca Valenzuela – Maldita

GA, la Série de shows | Nüshu à la Sala Rossa, vers le GAMIQ

GA, la Série de shows | Nüshu à la Sala Rossa, vers le GAMIQ

GA, la Série de shows | Calamine au Ministère, vers le GAMIQ

GA, la Série de shows | Calamine au Ministère, vers le GAMIQ

Fête de la musique 2026 | Les Étoiles du Conservatoire brillent à Tremblant

Fête de la musique 2026 | Les Étoiles du Conservatoire brillent à Tremblant

Fête de la musique 2026 | Célébration balkanique

Fête de la musique 2026 | Célébration balkanique

Rentrée des ensembles Caprice et ArtChoral: La Flûte enchantée à la Maison symphonique

Rentrée des ensembles Caprice et ArtChoral: La Flûte enchantée à la Maison symphonique

Fête de la musique 2026 | Le classique rock de Wooden Shapes

Fête de la musique 2026 | Le classique rock de Wooden Shapes

Colin Stetson : réinventer les paysages trad avec Brìghde Chaimbeul

Colin Stetson : réinventer les paysages trad avec Brìghde Chaimbeul

Brìghde Chaimbeul et Colin Stetson – All the light in the world

Brìghde Chaimbeul et Colin Stetson – All the light in the world

Souk du Sud 2026 | Une mosaïque musicale haute en couleur

Souk du Sud 2026 | Une mosaïque musicale haute en couleur

Fête de la musique 2026 | Le lyrisme versatile de Cicchillitti et Cowan

Fête de la musique 2026 | Le lyrisme versatile de Cicchillitti et Cowan

Fête de la musique 2026 | Pierre Lapointe charme les cœurs abîmés

Fête de la musique 2026 | Pierre Lapointe charme les cœurs abîmés

GA, la Série de shows | Dogo Suicide à L’Esco… vers le GAMIQ

GA, la Série de shows | Dogo Suicide à L’Esco… vers le GAMIQ

FME 2026 I Party à l’éther avec Worry

FME 2026 I Party à l’éther avec Worry

FME 2026 I The Sadies et le cheval qu’ils nous ont fait monter

FME 2026 I The Sadies et le cheval qu’ils nous ont fait monter

FME 2026 I Moiré, c’est du « slowcore » pour les esprits fatigués

FME 2026 I Moiré, c’est du « slowcore » pour les esprits fatigués

Inscrivez-vous à l'infolettre

Inscription
Infolettre

« * » indique les champs nécessaires

Type d'abonné