Pour Museums, la prestation de samedi après-midi à Osheaga représentait bien plus qu’un simple concert : il s’agissait d’une étape charnière dans leur jeune carrière. Installé sous le demi-dôme de la scène SiriusXM, face à l’une des nombreuses zones de détente du festival, le quatuor montréalais a su transformer un créneau souvent difficile en véritable démonstration de son potentiel.
Dès les premières notes de In Waves, Ali Kouri capte immédiatement l’attention grâce à une présence chaleureuse et naturelle. Ce qui impressionne surtout, c’est la confiance avec laquelle Museums occupe une scène de cette envergure malgré son jeune parcours.
Souriante, guitare en bandoulière, la chanteuse mène le groupe dont la cohésion saute immédiatement aux yeux. Dès les premières minutes, le public oscille, danse et accompagne le groupe avec un enthousiasme grandissant. Porté par une énergie légèrement euphorique, le morceau déploie des mélodies accrocheuses, tandis que le refrain « It comes, it comes / in waves » continue de résonner bien après sa conclusion.
Ur Best met ensuite en valeur la dimension plus émotive du groupe, alors que This Can Be It, tirée de l’EP du même nom paru en juin dernier, démontre leur talent pour les riffs puissants et les refrains fédérateurs.
Sur scène, la complicité entre les musiciens est évidente. Il est impossible de dire si le bassiste joue de sa basse ou si c’est elle qui joue de lui, chacun de ses mouvements épousant naturellement le rythme des morceaux. Quant au guitariste principal, il enrichit constamment les pièces par ses harmonies..
Au fil du concert, de plus en plus de festivaliers se laissent attirer vers la scène, emportés par ce mélange d’indie rock, de dream pop et de rock alternatif. Le groupe en profite pour dévoiler une nouvelle composition, plus sombre et contemplative que les précédentes, dont la finale explosive constitue l’un des moments forts de la prestation. Le batteur y abandonne enfin la retenue qui caractérisait son jeu jusque-là, laissant exploser toute la fougue de la pièce.
En 30 minutes, Museums a réussi son baptême osheaguien avec assurance et a laissé l’impression d’un groupe déjà prêt à viser des scènes encore plus importantes.























