Mon Laferte, de son vrai nom Norma Monserrat Bustamente Laferte, enflamme l’univers musical latino depuis une décennie. La Chilienne, qui vit maintenant au Mexique, amorcera sa tournée nord-américaine à la Place Bell, de Laval, le 24 juillet et nous présentera son nouvel opus, Femme Fatale Vol 2, qui est la suite de Femme Fatale, paru l’an dernier eta recensé sur PANM360.
Mon Laferte, qui est également peintre, traverse une période d’intense créativité. Elle avait accumulé tellement de chansons – près d’une cinquantaine – qu’elle a décidé de produire un second opus de Femme Fatale, qui emprunte plein de chemins parfois étonnants.
Dès la première chanson, For Your Consideration, nous sommes plongés dans les contradictions du personnage. « Je suis devenue une marchandise », clame-t-elle à la première strophe. Elle jongle avec un tas de concepts, dont le néo-libéralisme et la culpabilité, puis se proclame « une féministe idiote, mais qui n’a rien à perdre ». Malgré le titre en anglais, la chanson est en espagnol, comme l’immense majorité d’entre elles.
Ne vous y trompez pas: Femme Fatale Vol 2 est un album résolument féministe et libre. Où l’artiste jongle avec les styles ». On passe d’une balade avec piano à une longue pièce de 9 minutes 30 sec, No Le Regales Tu Corazón, où les guitares flamencas-folk finissent par se fondre dans les beats électros et les effets vocaux.
On entend aussi un duo avec l’Américaine St-Vincent, une balade en anglais; un morceaux punk-trash suivi d’une pièce folk avec guitares et cordes dont la première strophe énonce: « Je suis pleine de contradictions ». Et puis il y a Por La Gracia De Dios, qui parle de l’état du monde dans un foisonnement de paroles, qui mériterait une analyse plus profonde…
Et ça se poursuit ainsi, sur vingt chansons et une heure 14 minutes. Un album moins orchestral et plus brut que le premier volume de Femme Fatale. Mais c’est le propre de Mon Laferte: étonner son public et, peut-être, se surprendre elle-même.
Son concert du 24 juillet sera consacré aux deux albums Femme Fatale. Montréal sera-t-elle emportée par le tsunami Laferte? Je ne serais pas étonné.






















