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On pense que septembre marque la fin des festivals. Détrompez-vous puisque la saison festive se poursuit pour quelques semaines. Parmi les temps forts à venir, le festival familial gratuit (ou presque) Grandes Oreilles approche à grands pas. Du 11 au 13 septembre, Outremont vibrera une nouvelle fois pour marquer la 10ème édition avec au programme : musique, animations et ateliers. Son fondateur Gunther Gamper en parle plus en détails avec notre journaliste Sandra Gasana.
PANM360 : Pour souligner la 10ème édition, qu’est-ce qu’il y aura de nouveau, de particulier ?
Gunther Gamper : Plusieurs choses. Pour la 10èmeédition, c’est la première fois que nous avons un spectacle en salle. Ça a toujours été en extérieur avant cela. De plus, nous avons un 5 à 7 d’ouverture, le vendredi 11 septembre durant lequel on vous prépare quelques surprises. Une autre nouveauté : on aura de la bière pour la première fois. On s’est dit que pour la 10ème, on pouvait faire une exception. Et finalement, on revient au parc St-Viateur après 4 ans ailleurs.
PANM360 : Parlez-nous de la programmation musicale de cette année ?
Gunther Gamper : Grandes Oreilles a toujours été dans la découverte. On a des artistes connus mais pas nécessairement connus du grand public. Cette année, il y a Lara Klaus, d’origine brésilienne. Nous aurons également le Collectif 4237 qui mélange la musique et le cirque. On trouvait cela intéressant d’être plus fantaisiste cette année. Il y aura aussi le DJ de 16 ans Antonin Prinz et Adeline Kerry Cruz, une jeune danseuse de 13 ans, qui s’est rendue en finale de l’émission Quel talent.
PANM360 : C’était voulu d’avoir des jeunes de la relève à cette édition ?
Gunther Gamper : Chaque été, je cherche de jeunes DJs. Et on a Antonin cette année. Dans le cas d’Adeline, je l’ai associée à d’autres artistes qui ont gagné le concours de talents des années précédentes. D’ailleurs, le dimanche 13 septembre, il y a deux jeunes des éditions précédentes qui vont faire des prestations. Pour la 6ème édition qui a lieu cette année, la date limite est ce jeudi 27 août. C’est important de mettre en valeur le talent des jeunes mais à un niveau scénique et professionnel. Ces quatre jeunes seront là le dimanche, et ça va se conclure avec le groupe Forróde Mané, qui assurera la deuxième partie.
PANM360 : Pourquoi avoir choisi de rajouter un spectacle en salle ?
Gunther Gamper : Pour marquer le coup. Ça faisait longtemps qu’on y pensait. Chaque année, on essaye d’innover. On a toujours des projets en tête. Et on voulait faire quelque chose de spécial, d’original pour la 10ème. Et comme on a le théâtre d’Outremont comme partenaire, c’était une évidence.
PANM360 : Qui sont les autres artistes à découvrir ?
Gunther Gamper : Il y a PLOMBERIE, un quatuor que j’ai découvert il y a quelques mois, avec des cuivres et une batterie. Nous aurons aussi Inès qui jouera du piano. Et enfin, les Van Hornies, une fanfare d’une douzaine de musiciens. Ah aussi, il y aura Andy Williams, à l’ouverture, ainsi qu’une prestation de Kevyn Bérubé Trio.
PANM360 : D’ailleurs, avez-vous un comité qui vous aide avec la sélection des artistes ?
Gunther Gamper : Oui et non. C’est principalement moi. Tout au long de l’année, je fais des sondages cachés auprès des membres du CA et autour de moi. Ça aide à évaluer ce qu’ils aiment, si ça fonctionne avec le festival. Je suis seul à la programmation mais j’ai le soutien du CA lorsqu’il faut prendre des décisions difficiles liées au budget.
PANM360 : Vous avez essayé d’avoir un peu de tout : du pop, jazz, hip-hop, même de la k-pop.
Gunther Gamper : Toute l’année, on me demande si je connais tel groupe, que je devrais faire ci ou ça. J’ai beaucoup de voix autour de moi alors je note tout ce qu’ils me disent. La k-pop, c’est à la mode depuis quelques années. Nous aurons un atelier de danse. Il était plus que temps d’avoir une touche asiatique dans notre programmation.
PANM360 : Justement, parlez-nous des ateliers et des animations ?
Gunther Gamper : Nous aurons deux ateliers de danse, k-pop et hip hop en famille. Il y aura aussi de la création musicale par ordinateur. À la fin, on va organiser un jam musical avec tous les participants. Un animateur va se charger de ce volet. Sinon il y aura de l’animation générale, des jeux, du maquillage. Deux groupes communautaires vont faire de l’animation. Nous aurons des installations avec des boissons et de la nourriture. Cette année, on est seul à organiser le festival, pas avec trois partenaires comme l’an dernier. En nombre de kiosques, ça sera plus petit. L’an dernier, on était avec l’arrondissement d’Outremont, la SDC Laurier pour le 150ème d’Outremont, alors que cette fois-ci, on revient à notre formule en solo.
PANM360 : Allez-vous garder un spectacle en salle pour les prochaines éditions ?
Gunther Gamper : On verra. On le fait cette année. Si la salle est comble, on va le refaire. Les billets sont déjà en vente. C’est une salle de 100 places. C’était aussi stratégique. Ça nous met un pied dans les spectacles payants.
PANM360 : Est-ce que le choix de rajouter l’alcool est né d’un souci financier ?
Gunther Gamper : Non, c’est purement festif ! Cela faisait deux ans qu’on offrait les mocktails, mais là on s’est dit qu’on avait déjà cette offre-là, alors pourquoi pas rajouter les boissons alcoolisées.
PANM360 : Que pensez-vous de la pérennité des festivals gratuits ? Quel est l’avenir des festivals gratuits ?
Gunther Gamper : Il y a 10 ans, quand on est arrivé, il n’y avait pas autant de festivals et de fêtes de quartiers. Mais là, ça a explosé. La tarte est la même, on est plus de monde pour la partager. C’est tout un défi.
PANM360 : Et les coupures ? Vous avez mentionné avoir reçu le tiers d’une des subventions, est-ce que c’est quelque chose qui vous inquiète pour le futur, le financement ?
Gunther Gamper : Chaque année, on ne sait jamais ce qui va arriver. Il n’y a pas de sous récurrents, comme un plan sur trois ou quatre ans. Chaque fois qu’on fait une demande, on ne sait jamais si on l’aura ou pas. C’est insécurisant, ce n’est pas prévisible. Quand je fais la programmation en janvier, je ne sais pas si on va maintenir les artistes demandés six mois plus tôt. Exemple : si c’est notre artiste vedette qu’on perd, on doit recommencer les procédures à 0.
PANM360 : Après 10 ans, vous avez plus de crédibilité aujourd’hui. Est-ce que cela ne joue pas sur l’obtention du financement ?
Gunther Gamper : La crédibilité oui, parce que notre projet est pertinent pour ceux qui nous soutiennent. Le CAM, même si ce n’est pas récurrent, nous soutient tous les ans ou presque. Après 10 ans, on espère être soutenus, peu importe le montant.
PANM360 : Comment peut-on avoir tous les détails du festival Grandes Oreilles ?
Gunther Gamper : Sur Facebook et Instagram, principalement. Sinon, sur notre site internet et finalement, sur l’application FEST, qui a tous les détails. Ah aussi, dans le pavillon du parc St-Viateur, il y a le toit du chalet qui a été bien rénové. Ça permet de protéger les spectateurs pour la majorité de la programmation, en cas de pluie.
Crédit photo: Léa Febbraro























