Afrique / afrobeat

FIJM | Reine des afrobeats, Ayra confirme son statut de méga… Starr

par Sandra Gasana

Le concert d’Ayra Starr figure certainement au top de ce début d’été. Une foule à perte de vue, se déplacer relevait du miracle, on était comme dans une boite de sardines, les uns collés aux autres. Record d’affluence ? La pluie avait cessé quelques minutes avant le début de ce show mémorable, Dame Nature devinant qu’il fallait laisser les festivaliers savourer leur moment tant attendu.

Après une brève introduction faite par son DJ, qui n’était pas très doué force est d’admettre, elle arrive sur scène accompagnée de ses quatre danseurs. Cheveux courts, colliers couvrant son cou, costume avec corsage sexy à l’intérieur, bref, la diva nigériane était prête pour en mettre plein la vue à son public.

Vu la chaleur torride, elle enlève sa veste au bout de la 2ème chanson, mettant en valeur son corsage. Elle avait à ses côtés un batteur, un guitariste et un claviériste, là pour monter le son à fond pour cette soirée qui restera dans les mémoires des festivaliers.

« Montréal, est-ce que ça va ? » demande-t-elle en s’adressant à la foule, chose qu’elle ne fait pas beaucoup durant le spectacle, sauf pour les faire chanter.

L’éclairage changeait selon le morceau, alors qu’un écran diffusait des images en arrière de la chanteuse.

Tous ses succès y sont passés, notamment son plus récent hit Gimme Dat, sur lequel elle a fait un featuring avec Wizkid, ou encore Bloody Samaritan et Fashion Killer  qui figurent sur son album 19 & Dangerous.

La reine des afrobeats (elle partage le trône impérial avec Burna Boy) nous a également démontré ses talents de danseuse avec ses chorégraphies lascives et sa fameuse signature de twerk.

Après quelques chansons de son répertoire, le DJ est revenu sur scène pour animer la foule avec des chansons pop américaines, faux-pas majeur de la soirée, alors qu’Ayra se tenait tout près de lui. D’habitude, ces intermèdes sont pour permettre à l’artiste de faire une pause ou un changement de costume, mais pas ici. Nous avions l’impression d’être dans une discothèque à ciel ouvert.

Heureusement, cette pause n’a pas duré trop longtemps puisque les talentueux danseurs, qui ont également contribué au succès du spectacle, sont revenus d’abord seuls, suivis de près par Ayra, de retour pour achever la foule.
Dans cette portion de la soirée, nous avons eu droit à des morceaux de son plus récent album The Year I Turned 21, tels que  Woman Commando  sur lequel elle a collaboré avec Anitta et Coco Jones avec des passages en espagnol, avant d’enchainer avec Last Heartbreak Song  avec Giveon, autre moment fort de la soirée.
Elle n’aurait pas pu terminer la soirée sans nous faire le tube Rush, pendant lequel elle a demandé à la foule de mettre la lumière de leur cellulaire.

Une place des Festivals absolument lumineuse ce mardi 1er juillet, à l’image de la méga star nigériane.

Photo: Emmanuel Novak-Bélanger


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