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Ce samedi 15 août au Quai de l’Horloge du Vieux-Port, les festivaliers d’Orientalys verront se produire la troupe de danse Veils of Bollywood. Axée sur cette pop culture musicale, chorégraphique et cinématographique produite à Mumbai comme on le sait, ce programme bollywoodien propose un atelier de danse, deux spectacles, suivis d’un Dj set pour terminer la soirée en beauté. Pour PAN M 360, Jeremy Fortin s’est entretenu avec Rameez Karim, fondateur, afin de discuter de Veils et Bollywood et de cette soirée de samedi.
PAN M 360: Bonjour, Rameez. Samedi soir, vous animerez une soirée entière consacrée à la culture de Bollywood. Pourriez-vous m’en dire un peu plus sur votre troupe de danse, les Voiles de Bollywood, et sur la mission que vous poursuivez en tant qu’organisation?
Rameez Karim : Veils of Bollywood est une troupe de danse basée à Montréal. Notre mission, c’est de rendre la danse bollywoodienne le plus accessible pour un plus grand nombre de gens possible, et ce, avec la diffusion des œuvres de la danse Bollywood et les danses indiennes, avec des expériences immersives et des ateliers qu’on présente partout dans le monde.
Il était important pour moi de créer un espace pour comprendre l’interculturalité, un échange qui peut aussi éduquer le public face à cette culture, mais aussi de créer un espace où l’on peut se rassembler pour apprécier les autres cultures et les traditions. Pour moi, je pense que la danse est un outil d’intervention qui peut être utilisé pour engendrer un changement social sur plusieurs niveaux, pour réunir les gens dans un monde aujourd’hui qui est très polarisé et difficile.
PAN M 360 : La soirée se compose de plusieurs plateaux. Le premier est un atelier de danse participatif. Pourriez-vous me parler de son fonctionnement et de l’importance pour vous de la transmission de la culture bollywoodienne dans votre pratique?
Rameez Karim : Nous sommes très reconnaissants de tout le monde qui vient à cet événement et qui peut-être ne sait pas ce qu’est la danse et Bollywood en général ou encore la culture indienne. Donc, au lieu de juste montrer quelque chose, pour moi, c’est aussi assez important d’impliquer un public pour essayer des choses.
Un atelier participatif, c’est une façon d’éduquer les gens par une expérience à travers son corps. Quel est cet engagement? D’où vient ce vocabulaire qui vient d’ailleurs? Le format de l’atelier est quand même accessible. Je vais montrer des mouvements, je vais les expliquer. On va danser avec la musique aussi, c’est accessible dans le sens où tout le monde peut participer. C’est pour des débutants, même si vous n’avez jamais dansé, si vous dansez tous les jours, même si vous avez des conditions qui réduisent votre capacité physique. C’est accessible pour tous et je le mentionne tout le temps pendant que j’enseigne.
Parce qu’avec l’accessibilité, ce n’est pas juste amener les prestations vers les publics différents, c’est aussi comment on peut amener une expérience plus corporelle. Montrer quelque chose est, pour moi, l’une de ces façons d’enseigner, tout comme engager les participants dans une activité physique. J’essaie toujours de créer un espace sans jugement et où tout le monde peut se sentir confortable.
On est tous ensemble, c’est un espace de communauté, c’est une énergie qui est vers la communauté. Et de le faire dans un endroit comme Orientalys, en plein air, où c’est accessible, c’est ouvert, tout le monde est ensemble, la vibration est quand même forte. Ça laisse une trace sur l’expérience, sur les soirées, sur les artistes qui sont impliqués et ça laisse une trace aussi sur le festival.
PAN M 360 : La soirée se poursuit avec deux performances, l’une autour de la danse, puis le chant. Pouvez-vous me parler de ce que les gens doivent s’attendre de ces performances?
Rameez Karim : Alors, pour la partie de la danse, je voulais vraiment montrer la mosaïque culturelle de l’Inde qui est tellement riche en histoire. On va amener l’Inde à Montréal pour montrer six régions différentes dans le pays où on peut voyager avec la danse et aussi avec la musique. Donc ça, c’est pour montrer les différentes influences qui ont beaucoup marqué la danse Bollywood parce que les gens ne savent pas toujours que la danse Bollywood est un mélange de danse classique, tribale et folklorique qui vient de l’Inde.
Il y a plus de 200 différentes danses en Inde, il y a plusieurs communautés, il y a plusieurs régions avec ses propres traditions, sa propre musique, sa propre danse. Donc, je voulais vraiment montrer ça pour éduquer le public.
Parfois, le public à l’impression de connaître la culture de Bollywood, mais ce n’est pas toujours la réalité. Il y a beaucoup de diversité ! Donc, l’objectif avec la partie de la danse, c’est vraiment de montrer une image de ces différentes régions.
Seules six régions sont représentées, mais nous avons suffisamment de temps pour les explorer en profondeur et découvrir ce qu’elles ont à offrir en termes de beauté, de danse et de costumes.
Et côté musique, les gens peuvent entendre les différentes influences de la musique bollywoodienne. Les musiciens ont aussi beaucoup d’expérience, capables de jouer les différentes époques de Bollywood, cette culture a beaucoup évolué avec le temps. Donc, ils vont aussi mettre de la lumière sur les différentes influences historiques de la Bollywood dans certaines des chansons différentes.
PANM 360 : Dernière petite question, qu’aimeriez-vous que le public retienne de cette immersion dans la culture bollywoodienne, mais aussi dans la culture indienne de manière générale?
Rameez Karim : Je veux vraiment que le public s’amuse. C’est super important de s’amuser à l’événement. On essaie tellement d’éduquer le public avec l’art. Ce n’est pas juste de venir et faire un spectacle. Il y a tellement d’autres choses impliquées. On fait ça avec plein de cœur, avec plein d’espoir, plein de joie.
On est ensemble, en plein air pendant l’été. Tout le monde vient d’un endroit différent. Tout le monde a une expérience différente. Mais c’est ce qui nous rend si beaux. Donc, venir ensemble, apprécier notre culture, vivre ensemble, danser ensemble, monter l’énergie collective, c’est ce que nous voulons vraiment que la soirée soit.
Nous voulons aussi que le public se souvienne du Festival Orientalys, ce magnifique festival qui a une programmation diverse et des artistes qui veulent partager cette interculturalité, ce multiculturalisme qui existe à Montréal, au Québec, aussi au Canada. Et nous voulons que tout le monde réalise l’importance de la communauté. Il faut réaliser l’importance de la communauté, d’être ensemble, d’être unis. Parce que le monde, maintenant, est tellement, tellement divisé. Il y a beaucoup de polarisation et nous voulons aller dans l’opposé.























