Apportant une immense vague d’énergie positive à La Noce, Etran de L’Aïr a totalement captivé la foule. Avec un son incisif et des voix puissantes, le groupe de blues du désert touareg originaire d’Agadez, au Niger, a laissé le public hypnotisé par ses mouvements rebondissants et ses rythmes répétitifs de rock saharien à la guitare.
Plus nous bougions, plus leurs sourires s’élargissaient ; ils prenaient visiblement autant de plaisir que le public, ce qui donnait à tout le spectacle un sentiment d’authenticité et de communauté ! La foule n’a pourtant pas toujours su lire l’ambiance de la pièce. À un certain moment, des mosh pits ont éclaté, accompagnés de quelques crowdsurfings, ce qui a provoqué une déception manifeste sur le visage de certains fans qui voulaient simplement danser et s’imprégner des rythmes.
Le solo de guitare final a semblé interminable, et pas dans le bon sens. Ma partenaire et moi avons échangé un regard qui en disait long: quelque chose clochait visiblement. Le guitariste a perdu le fil, enchaînant quelques notes assez approximatives en tentant de plaquer un riff complexe. Heureusement, il s’est rapidement repris, et ils ont réussi à terminer le concert en beauté. Ils sont partis avec leurs plus grands sourires, les mains jointes en signe de gratitude. J’espère que je les reverrai — globalement, l’une des meilleures performances de La Noce.
Photo: Sam Snow























