« Si Angèle Dubeau invite un violoniste, c’est qu’il doit être pas mal bon ». C’est ainsi que la directrice artistique à introduit un des nombreux musiciens classiques qui compose le florilège d’artistes présents pour cette 26e édition de la Fête de la musique de Tremblant. La corde sensible d’Angèle Dubeau est bien tendue et fort résonnante, car le jeune violoniste sino-canadien de 32 ans Timothy Chooi a offert au public de Tremblant une performance sur scène extérieure digne des plus importantes et grandes scènes de concert.
Reconnu pour sa virtuosité et la profondeur expressive de son jeu, lauréat du Premier Prix du Concours international de violon Joseph Joachim et du prestigieux Yves Paternot Prize du Festival de Verbier, Chooi, joui d’une florissante carrière internationale avec des collaborations incluant le Royal Philharmonic Orchestra et le Toronto Symphony Orchestra, ainsi que plusieurs débuts avec des orchestres et festivals européens majeurs. Professeur de violon à l’Université d’Ottawa, il est également reconnu pour ses enregistrements et son rayonnement international, depuis ses débuts remarqués avec l’Orchestre symphonique de Montréal.
Titré à partir du nom de l’emblématique film de François Girard Le Violon Rouge, ce concert présenté à la fête de la musique, appelle au souvenir et à la nostalgie. À l’image du film qui traverse plusieurs époques, Chooi, à qui nous avons pu échanger quelques instants avant qu’il monte sur scène, a conçu ce programme en suivant cette idée de connexion avec le temps et de ce violon qui traverse les générations. Il a ouvert le concert avec la Chaconne de Vitali, suivi du Caprice du Violon rouge composé par John Corigliano pour terminer avec la fameuse Sonate pour violon de César Franck. Signe que le destin fait bien les choses, son pianiste collaborateur Eden Chen, nous confiait également que lorsqu’il était jeune, la mère d’un des élèves du studio où il étudiait était celle qui incarnait la petite fille dans le film!
Dès les premières notes, Timothy Chooi, soutenu de manière éloquente et feutrée au piano par Eden Chen, a séduit le public par une interprétation sensible et raffinée. Les différents caractères traversant le caprice étaient habités par un jeu tantôt intempestif, tantôt calme. La conclusion qu’il a offert avec la sonate de Franck avec ses trois mouvements typiques du lyrisme français du XIXe siècle a été envoûtante.
crédits photo : Tremblant























