Tristement affaissée par la baisse de régime de la prestation précédente au MTELUS, programme Métropolis II, l’attente autour du Britannique Ben UFO (Ben Thomson) était pourtant immense. Réputé pour ses sélections éclectiques, ses cassures de rythme imprévisibles et ses sets UK bass bondissants, le cofondateur d’Hessle Audio n’a malheureusement pas livré la prestation escomptée.
Dès sa prise de commandes, Ben UFO a imposé une techno industrielle lourde et rapide sur un BPM élevé, en contraste avec la fin de set de Facta. Loin de la souplesse et de l’inventivité qu’on lui connaît, cette répétition techno était, de mon côté, un peu décevante. Après une trentaine de minutes à lui donner le bénéfice du doute, la fatigue accumulée et la monotonie du rythme m’ont poussée vers la sortie.
Métropolis 2 aura donc été une soirée mitigée. Il y a eu des bons moments, remplis d’énergie et d’inventivité musicale, mais il y aura aussi une mauvaise gestion de l’énergie du dancefloor, et peut-être, dans mon cas, des attentes trop élevées par rapport à la réalité des sets attendus. Une expérience contrastée, donc, qui rappelle que l’art du timing et de la sélection musicale en festival reste un équilibre toujours fragile.






















