24 juillet 2026 – Festif de Baie St-Paul
Y’a des occasions à ne pas manquer.
En février dernier, j’apprenais que The Mummies faisait une rare visite au Canada pour un spectacle à Vancouver. Sur ma ‘’bucketlist’’ depuis les années 90, le groupe s’est dissout une première fois en 1992 et revient sporadiquement, fidèle à son attitude, au gré de son envie de faire chier l’industrie.
Ne sachant jamais si on aura la chance de les voir de ce côté-ci du continent, j’achète 2 billets et commence à planifier le voyage. Difficile de ne faire qu’un aller-retour dans ce cas-ci et en additionnant le tout, bucketlist ou non, ça devient un peu trop cher pour aller voir un spectacle. Déception mais parfois, faut être raisonnable.
Cependant, les dieux du rock ont probablement entendu mes prières et à la surprise des afficionados du groupe au Québec (et surement de certains de la côte est de l’Amérique), le Festif de Baie St-Paul dévoile sa programmation 2026 et wtf, The Mummies y figure.
On espère que c’est un arrêt d’une tournée au Canada ou de la côte est, mais non, seule et unique date pour les maitres du Budget-Rock. Pas le choix de perdre mon pucelage du Festif et de revenir sur les lieux des nos délinquances de jeunes adultes en vacances des années 90.
C’est avec mon frère et son Westfalia qu’on affrontent les 5 heures de route. À notre arrivée, bouchon de circulation jusque chez l’ami Patrick, ou on peut finalement se poser et se couler une frette avant de se diriger dans le feu de l’action.

Depuis 2009, des milliers de festivaliers convergent vers la bucolique Baie St-Paul une fois par année pour un buffet de musique qui déborde jusqu’aux petites heures de la nuit. DJs d’un côté, folk sale de l’autre, avec tout le reste au milieu, l’offre est foisonnante et pour tous les goûts.
Jeunes en bacchanale et moins jeunes en périphérie, la foule est un rêve de trans génération et témoigne de la justesse de la programmation, d’un équilibre entre découvertes et valeurs sures qui sait rallier tout autant les mélomanes pointilleux que les familles en vacances.
On y rencontre plusieurs Montréalais mais c’est avant tout une occasion pour la région de vivre une expérience unique, qui est sans aucun doute apparenté au FME ou au FEQ, mais avec sa propre couleur et dont la géographie est partie intégrante de l’attrait de l’événement.
Après avoir quadrillé le site avec quelques saucettes devant quelques scènes et sérieusement entamé notre budget de survivance, on commence à stresser de ne pas avoir de place pour la raison de notre visite, je fais alors ce que je n’ai jamais fait de ma vie, j’arrive 90 minutes avant le spectacle pour être certain d’être à l’avant. La veille, Otoboke Beaver s’est produit sur cette scène et malgré l’heure avancée, le site, le Garage du Curé, a dû fermer l’accès au public parce qu’il était complet et plusieurs personnes n’ont pu y accéder. Je n’ai pas fait toute cette route pour manquer cette occasion historique, donc poireautage de longue haleine mais ça en vaudra le coût.
À 22h pile, The Mummies prennent possession de la scène et nous balancent 42 minutes de rock’n’roll fâché, avec leurs hilarantes introductions de chansons et une sélection de vieux non-classiques de son répertoire et de ceux des autres, dont la virale The Fly, sa reprise de Uncontrollable Urge de Devo et ma préférée, Return to the Planet of the Apes.
J’avais l’appréhension que les années auraient entamés l’énergie du groupe ou que leur propension à détruire les attentes viennent mettre à mal toute la hype que j’avais partagé depuis mon arrivée au Festif, mais non. Ça a été parfait et à part la brièveté du set, que personnellement je trouve en phase avec l’attitude des Mummies, rien à redire sur ce moment que quelques centaines de festivaliers ont pu vivre ce soir-là.
Je ne regrettais pas d’avoir fait tout ce chemin pour m’y rendre et c’est avec le sourire que j’ai continué la soirée, butinant un peu de ce que le Festif avait à offrir rendu là. J’ai décliné à contre-coeur une invitation à me rendre au célèbre Pit de Sable pour y voir Les Goules, mais ma soirée était faite et c’était le temps de retourner chez l’ami Patrick pour redescendre vers l’horizontal. C’est avec Gab Bouchard pratiquement installé à côté de mes oreilles que se terminait mon furtif passage au Festif, avec la promesse d’y revenir, idéalement pour un autre groupe sur ma bucketlist.























