classique / période moderne / période romantique / post-romantique

OSM | Un soir de fête (symphonique) des morts

par Chloé Rouffignac

Transformé par ses costumes, l’OSM nous offrait un programme chargé de grands titres pour fêter l’Halloween en bonne et due forme. Ce jeudi 30 octobre, la salle elle aussi décorée pour l’occasion, nous promettait un concert magique.

Même si l’on peut retenir les beaux efforts de mise en scène et les apparitions spontanées de la clarinette qui ont fait l’unanimité du public, c’est la performance du pianiste Godwin Friesen dans la Totentanz de Liszt qui s’est distinguée en fin de concert -une heure et demie sans entracte- achevée par une belle ovation. Une œuvre exécutée avec propreté de la part de l’orchestre offrant un beau support à la prouesse du pianiste.

Après un début timide dans L’Apprenti Sorcier de Paul Dukas sous la direction dynamique de Dina Gilbert, l’orchestre essuie des petites bavures avant de se rattraper en précision. On s’attendait évidemment à un sans faute dans une pièce aussi célèbre mais nous ne sommes pas restés sur notre faim bien au contraire.

L’improvisation de l’orgue sur Le Fantôme de l’Opéra a marqué les esprits, par la maîtrise de la conversation entre écran et clavier mais surtout dans les nuances dont le cinéma muet requiert. Ce que l’on retrouve également dans la fameuse Île des Morts de Rachmaninov, pièce de résistance de la soirée mettant en valeur la qualité de l’orchestre et tout particulièrement dans la section des cuivres à travers les solos de cor et de trompette. 

On note à l’écran les beaux contrastes d’ombres et de lumière suivant la musique avec une étonnante maîtrise des allers-retours de caractères. On retiendra également l’arrangement de la Danse Macabre – très revisitée- qui mettait en vedette l’octobasse, la clarinette et l’orgue : un trio très réussi souligné par l’audace de la clarinette. Audace que l’on aimerait d’ailleurs voir plus souvent sur la scène classique.

Un concert très chargé donc, surprenant par sa mise en scène et ses décors et la volonté d’échanger directement avec le public qui s’est facilement laissé prendre au jeu pour l’occasion.

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