Dans son programme, le FIMA qualifiait d’éblouissant quintette à cordes de la côte Ouest, au service de la musique du violoniste Joshua Zubot, dont la suite en création mondiale était une commande du FIMAV. Inutile d’ajouter que Josh Zubot avait pris la commande très au sérieux, car nous avons eu droit au concentré idéal de sa science.
Ex résidant et musicien très actif de MTL de retour en Colombie Britannique d’où il provient, Josh Zubot était entouré vendredi de son frangin Jesse, violoniste dont la réputation n’est plus à faire puisqu’il fut notamment un pilier de la propulsion internationale de la grande artiste inuite Tanya Tagaq, mais aussi de la renommée violoncelliste Peggy Lee, du contrebassiste James Meger et de l’altiste Meredith Bates.
Cette suite était si fraîche qu’elle n’avait pas encore de titre. Une première écoute nous permettait d’en contempler la cohésion, l’inspiration et la pertinence. Josh Zubot regardait le plancher en nous offrant une intro télégraphique de THAT , en attendant de lui trouver un titre.
Ce que j’admire personnellement chez Josh Zubot, c’est vraiment l’équilibre atteint entre haute virtuosité, maîtrise de plusieurs référents musicaux, jazz contemporain, classique contemporain, bruitisme, onomatopées, blues, rock et autres folklores, soit un lexique complet et dynamique mais distinct du vaste corpus des musiques actuelles.
Le tout était servi sur différents tempos, différents axes de communication entre instruments, différents moments stylistiques, différents degrés de douceur ou de violence, bref un concentré probant de l’existence humaine exprimé par un compositeur ayant atteint la pleine maturité.
Je ne connaissais pas ces qualités de Josh Zubot, que j’ai vu jouer à maintes reprises lorsqu’il vivait à Montréal, je ne m’attendais pas à une telle qualité d’écriture et une telle exigence pour ses interprètes plus qu’aguerris. Sauf l’altiste, cet ensemble aura brillé le lendemain samedi aux côtés de Darius Jones dont il aura marqué la musique de chambre de par sa propre identité et la grande qualité de leur jeu individuel ou collectif. Vivement l’album de ce quintette à cordes et les concerts à suivre partout où les mélomanes sont enclins à de telles propositions.
crédit photo: Martin Morissette























