Trois candidats du Concours musical international de Montréal ont été sélectionnés parmi les 5 finalistes de la première épreuve, ayant chacun.e interprété hier soir un concerto de Mozart : Koshiro Takeuchi (Japon), Sara Watanabe (Japon) et Laurel Gagnon (États-Unis) sont donc les grands finalistes du CMIM 2026. Le jeune Chinois de 17 ans Aozhe Zhang, qui avait suscité beaucoup d’enthousiasme auprès du public, n’a pas été retenu.
eudi soir (4 juin) les trois finalistes présentent un concerto de leur choix.
La première performance de la soirée de mercredi (3 juin) à la Maison symphonique, fut celle du Japonais Koshiro Takeuchi,. Son exécution s’inscrivait bien dans le thème de la soirée mozartienne… Tout était bien placé, mais on le sentait pas tout à fait à l’aise avec l’orchestre, un peu seul dans son monde. On aurait aimé entendre un Mozart espiègle, et plus de vie dans les courbes de phrasés.
L’Américaine Lauren Gagnon a su nous insuffler, dès ses premières notes en solo, toute la complexité et la beauté de la musique de Mozart. En osmose parfaite avec l’orchestre, elle nous a offert de la pure musique, du début à la fin, même pendant ses silences…
Très habitée pendant le tutti en introduction, Sara Watanabe (Japon) , laissait présager une interprétation bien vivante. Son jeu dynamique avec l’orchestre attrape le thème au vol, lancé par le tutti tel un bel échange des Canadiens en série! Voilà qui nous a démontré ses grandes qualités, malgré un archet parfois un peu lourd pour du Mozart.
Aozhe Zhang (Chine), le plus jeune candidat de la soirée (17 ans), a joué Mozart avec une telle facilité, comme si c’était un jeu d’enfant ! Ce qui ne l’a pas empêché de nous offrir un mouvement lent d’une intériorité sublime, avec la maturité d’un musicien de 4 fois son âge.
Le jeu de la dernière candidate de la soirée, la Turquo-Belge Bade Dastan, était plein de vie et très chantant. Son exécution débordait peut-être un peu stylistiquement Mozart, mais elle nous a offert des moments hors du temps dans le mouvement lent.
C’est un classique, en concours ou en institution d’enseignement, que d’imposer Bach, et c’est moins courant d’imposer Mozart, ce qui ne fait certainement pas l’affaire de tous les candidats. Mais ce choix révèle certainement pour le public, des facettes plus secrètes de nos candidat.e.s!!
Une prédiction? L’interprétation du Brahms de l’Américaine Laurel Gagnon sera certainement un moment fort de la grande finale de jeudi !!
crédit photo: Tam Photography























