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Mixant musiques orientales et occidentales, DJ Mina présentera un set ce jeudi 13 août au Festival Orientalys, sur le quai du Vieux-Port, où plus de 30 concerts seront donnés ce week-end. Le parcours musical de DJ Mina a débuté à l’âge de 6 ans, lorsqu’il a appris à jouer de l’oud à l’Opéra du Caire, puis à chanter en tant que ténor à l’école Marie-Reine-du-Monde à Montréal. Dans ses mix, Mina mêle des musiques allant de l’Afrique du Nord au Golfe, alliant tradition et modernité avec un penchant pour l’EDM, tout en restant toujours fidèle à son âme égyptienne.
PAN M 360 : Merci de prendre le temps de m’accorder cet entretien aujourd’hui. Est-ce la première fois que vous participez à ce festival ?
DJ Mina : Non, en fait, c’est ma quatrième fois. J’ai découvert le Festival Orientalys lors de mon arrivée au Canada pendant la pandémie de Covid. Je crois que ma première participation au festival remonte à 2021. Je cherchais à faire du bénévolat, juste pour y aller en tant que bénévole, tu vois, pour aider à la billetterie, parce que j’aime m’impliquer dans la communauté. Je m’y suis rendu et j’ai été présenté aux organisateurs. Honnêtement, l’ambiance qui y régnait était incomparable, et nous sommes donc devenus de bons amis.
Puis, quand j’ai commencé à mixer, je jouais sur la petite scène. J’y ai joué pendant trois ans d’affilée. Et cette année, comme je me suis constitué un petit public, ils m’ont proposé une place sur la grande scène, donc je suis très enthousiaste.
PAN M 360 : Pour quelqu’un qui n’a jamais entendu parler de toi et qui va au festival, peux-tu m’en dire un peu plus sur ton style de DJing ?
DJ Mina : Je suis égyptien et, en général, j’aime passer les chansons égyptiennes avec lesquelles j’ai grandi, surtout celles des années 90 et du début des années 2000, mais j’aime aussi passer des remixes électroniques. J’essaie de créer un pont entre la musique orientale et occidentale, un peu comme le son de 2026, tout en gardant les chansons nostalgiques qui ont marqué notre enfance.
J’aime la possibilité de mixer n’importe quel type de rythme, comme l’afrobeat, la techno ou n’importe quel genre de musique électronique, avec des chansons arabes. Voilà, c’est mon style. Et j’aime aussi mixer de la musique égyptienne hardcore pour la danse du ventre.
PAN M 360 : J’ai vu dans ta biographie que tu avais étudié l’oud et que tu es également chanteuse à la Basilique Marie-Reine du Monde. Comment penses-tu que ce parcours très éclectique t’a façonnée en tant que DJ ?
DJ Mina : J’ai été initiée à de nombreux instruments de musique, notamment l’oud, le piano et le violon. J’ai également joué du ney, que l’on pourrait qualifier de flûte égyptienne – c’est en quelque sorte le « frère triste » de la flûte. Ainsi, depuis mon enfance, j’ai étudié la musique, qui a toujours été mon refuge.
La musique et le chant ont toujours fait partie de ma vie : je chantais déjà dans mon église en Égypte. Puis j’ai vécu à Dubaï pendant quelques années, où j’ai cherché des chorales – ce que je fais partout où je vais.
Mais cette histoire de DJ, c’était juste une coïncidence. J’étais passionné par le chant, comme je te l’ai dit, je voulais organiser des soirées karaoké en arabe pour la communauté arabophone de Montréal, parce qu’il n’y en avait aucune, honnêtement.
Du coup, j’ai organisé cette soirée et, entre chaque chanteur, je glissais une chanson pour moi, histoire d’avoir le temps de préparer ma prochaine prestation au karaoké. Apparemment, les morceaux que je choisissais ont attiré l’attention d’un organisateur de soirées. Il m’a dit : « Mina, j’aime bien tes choix. J’aime ton style musical. Tu as déjà pensé à devenir DJ ? Ça te dirait de faire partie de la programmation de notre prochaine soirée ? »
Je me suis donc procuré une petite table de mixage, j’ai commencé à étudier et à m’entraîner, et au bout de trois mois environ, je suis allée là-bas pour faire un essai. Quelques années plus tard, j’ai quitté mon emploi de pharmacien et je me consacre désormais à 100 % à la musique et au métier de DJ.
Je vais d’ailleurs entrer à l’université en septembre prochain pour y mener des études de conception sonore et de production musicale. Je pense donc que cela viendra enrichir mon talent et mes bases. Mon objectif est de gagner en expérience et en professionnalisme, et peut-être de voir de nouvelles portes s’ouvrir à moi à terme.
Apprendre t’apporte toujours quelque chose de plus. Toujours. Ça t’enrichit.
PANM 360 : D’accord. Peut-être juste une dernière petite question. Y a-t-il des artistes en particulier que tu admires ou qui t’inspirent ?
DJ Mina : Honnêtement, il y en a tellement que je ne peux même pas les compter. Mais je dirais David Morales. J’aime la façon dont il s’amuse à composer ses sets ; il fait preuve d’une grande légèreté dans ses choix musicaux.























