Présentée le samedi 15 août au Club Soda dans le contexte du Festival Orientalys, la Nuit blanche kabyle se veut « une traversée sensible de la mémoire, de la poésie et de la création amazighes ». Ce triple concert présente trois têtes d’affiche plutôt qu’une, trois artistes kabyles de styles distincts et de territoires distincts, de l’Algérie amzigh ou de la diaspora.
Chanteuse très active en Algérie, en Afrique du Nord et partout où l’on s’intéresse à la culture kabyle/amazighe, Noria a acquis une grande notoriété, notamment pour ses hommages aux icônes amazighs tel Matoub Lounès. Sa voix puissante porte de légères aspérités, lui conférant l’autorité des divas populaires. Assurément, Noria a du chien, son autorité s’impose dès les premières mesures.
Djaffar Aït Menguellet est le fils du légendaire poète et chanteur Lounis Aït Menguellet, il a toujours été immergé dans la poésie kabyle, initié dès l’enfance à la flûte et au synthétiseur par son père. Il est littéralement tombé dedans quand il était petit! Il maîtrise aujourd’hui une dizaine d’instruments, porte les textes du paternel et de Si Moh sur ses propres compositions.
Transplanté à New York depuis une dizaine d’années, Menad Harkat fut guitariste, puis chanteur au sein du groupe Debza après avoir fondé Iskra. On dit de lui qu’il a « façonné au une signature musicale profondément enracinée dans la culture amazighe » Aujourd’hui, ses musiques puisent dans les cultures amazighes et méditerranéennes, elles évoluent aussi dans un contexte new-yorkais et nord-américain, s’actualisant au gré du quotidien dans la diaspora.
Joint à New York à la veille de cette Nuit blanche kabyle, Menad Harkat nous présente et nous explique ce vaste et généreux programme.
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