hip-hop / pop

Francos 2026 | Stattz au centre d’une convergence

par Samuel Lemieux

Le 13 juin 2026, au Studio TD, Statzz s’inscrivait dans la programmation dense des Francos de Montréal qui, année après année, transforme le centre-ville en vitrine vivante de la musique francophone . Mais ce soir-là, ce n’était pas seulement un concert : c’était une convergence.

Dès l’ouverture, l’ambiance est claire — on est dans un espace où le rap québécois se déploie dans toute sa diversité. Statzz n’est pas seul : autour de lui gravitent des figures fortes comme Loud, FouKi, GreenWoodz, Alexe, Zagata et Mahéja . Et plutôt que de simples apparitions, ces présences deviennent rapidement des extensions naturelles du spectacle.

Statzz arrive avec une énergie contrôlée, presque introspective. Il ne cherche pas à exploser immédiatement, mais à installer un climat. Ses morceaux s’enchaînent avec une fluidité qui donne l’impression d’un récit en construction — quelque chose de personnel, mais jamais fermé.

Puis viennent les premières ruptures.

Un invité entre en scène sans transition. La réaction est instantanée : cris, téléphones levés, mouvement dans la foule. L’énergie change de texture. Là où Statzz construisait dans la retenue, l’arrivée de Loud impose une assurance tranchante, presque frontale. Le contraste fonctionne parfaitement — deux présences différentes, mais complémentaires.

Un peu plus tard, FouKi débarque avec sa vibe plus légère, presque solaire. Et soudain, la salle respire autrement. Les rythmes deviennent plus souples, le public se met à bouger différemment. Ce n’est plus seulement un concert, c’est un espace partagé, une célébration qui oscille entre intensité et relâchement.

GreenWoodz ajoute une autre couche, plus mélodique, plus introspective,  ramenant le spectacle vers quelque chose de plus intérieur, comme une vague qui se retire avant de revenir plus forte.

Ce qui frappe, ce n’est pas juste la succession des performances, mais la façon dont elles s’imbriquent. Rien ne semble forcé. Chaque apparition agit comme un déplacement naturel du spectacle, une évolution plutôt qu’une interruption.

Sur scène, Statzz reste le point d’ancrage. Même lorsque l’attention se disperse vers les invités, il garde le contrôle du fil narratif. Il observe, il laisse l’espace exister puis revient, toujours au bon moment.

La foule, elle, suit chaque transition. Il n’y a pas de perte d’attention, seulement des variations d’intensité. Le public ne consomme pas le show : il le vit, il le traverse.

Finalement, ce qui reste, c’est cette impression de collectif. Statzz n’a pas cherché à porter le spectacle seul — il a construit autour de lui, avec les autres, une soirée qui reflète exactement ce que les Francos permettent de mieux : des rencontres, des croisements, des moments impossibles à recréer ailleurs.

Ce soir-là, au Studio TD, le rap québécois n’était pas juste représenté.

Il était en mouvement.

Crédit photo: Productions Novak

Publicité panam

Tout le contenu 360

Opér’actuel devient un festival biennal : on en parle avec la directrice artistique Marie-Annick Béliveau

Opér’actuel devient un festival biennal : on en parle avec la directrice artistique Marie-Annick Béliveau

Paul Marleyn; Stéphane Lemelin – Tendresse et tragédie

Paul Marleyn; Stéphane Lemelin – Tendresse et tragédie

TransQueb – Maelstrom

TransQueb – Maelstrom

Elinor Frey ; Accademia de’ dissonanti – CPE Bach : Cello Concertos

Elinor Frey ; Accademia de’ dissonanti – CPE Bach : Cello Concertos

Les quatre saisons du Québec : Entretien avec François Dompierre

Les quatre saisons du Québec : Entretien avec François Dompierre

GA, la Série de shows | Tempête solaire… ça chauffe !

GA, la Série de shows | Tempête solaire… ça chauffe !

Towo – Vision

Towo – Vision

Francisca Valenzuela – Maldita

Francisca Valenzuela – Maldita

GA, la Série de shows | Nüshu à la Sala Rossa, vers le GAMIQ

GA, la Série de shows | Nüshu à la Sala Rossa, vers le GAMIQ

GA, la Série de shows | Calamine au Ministère, vers le GAMIQ

GA, la Série de shows | Calamine au Ministère, vers le GAMIQ

Fête de la musique 2026 | Les Étoiles du Conservatoire brillent à Tremblant

Fête de la musique 2026 | Les Étoiles du Conservatoire brillent à Tremblant

Fête de la musique 2026 | Célébration balkanique

Fête de la musique 2026 | Célébration balkanique

Rentrée des ensembles Caprice et ArtChoral: La Flûte enchantée à la Maison symphonique

Rentrée des ensembles Caprice et ArtChoral: La Flûte enchantée à la Maison symphonique

Fête de la musique 2026 | Le classique rock de Wooden Shapes

Fête de la musique 2026 | Le classique rock de Wooden Shapes

Colin Stetson : réinventer les paysages trad avec Brìghde Chaimbeul

Colin Stetson : réinventer les paysages trad avec Brìghde Chaimbeul

Brìghde Chaimbeul et Colin Stetson – All the light in the world

Brìghde Chaimbeul et Colin Stetson – All the light in the world

Souk du Sud 2026 | Une mosaïque musicale haute en couleur

Souk du Sud 2026 | Une mosaïque musicale haute en couleur

Fête de la musique 2026 | Le lyrisme versatile de Cicchillitti et Cowan

Fête de la musique 2026 | Le lyrisme versatile de Cicchillitti et Cowan

Fête de la musique 2026 | Pierre Lapointe charme les cœurs abîmés

Fête de la musique 2026 | Pierre Lapointe charme les cœurs abîmés

GA, la Série de shows | Dogo Suicide à L’Esco… vers le GAMIQ

GA, la Série de shows | Dogo Suicide à L’Esco… vers le GAMIQ

FME 2026 I Party à l’éther avec Worry

FME 2026 I Party à l’éther avec Worry

FME 2026 I The Sadies et le cheval qu’ils nous ont fait monter

FME 2026 I The Sadies et le cheval qu’ils nous ont fait monter

FME 2026 I Moiré, c’est du « slowcore » pour les esprits fatigués

FME 2026 I Moiré, c’est du « slowcore » pour les esprits fatigués

Fête de la musique | Lumineux Moneka Arabic Jazz

Fête de la musique | Lumineux Moneka Arabic Jazz

Inscrivez-vous à l'infolettre

Inscription
Infolettre

« * » indique les champs nécessaires

Type d'abonné