Wooden Shapes, c’est d’abord et avant tout un projet qui a démarré dans un programme de Musiques-Études à Trois-Rivières porté par Julien Chandonnet, William Boisvert et Étienne Demers. Ce qui a commencé comme un simple projet ludique d’après-midi en arrangeant des pièces rock pour leur formation de violons et deux altos, a évolué pour devenir un sextuor tournant un peu partout au Québec et même en France, en plus d’avoir réalisé un premier album, Turbulences en 2023.
Complété par Maddie Dudemaine au violoncelle, François Brunelle à la contrebasse et de David Beaudry au violon, Wooden Shapes se démarque depuis sa fondation en 2016 par sa démarche artistique mettant de l’avant les grands classiques du rock dans des arrangements pour instruments à corde classique.
Si la démarche en elle-même n’est pas nécessairement novatrice, la qualité des arrangements et l’interprétation de ces derniers sont les éléments faisant que Wooden Shpaes se démarque. Et ils ont été accueilli tel un véritable groupe rock par une foule de curieux, d’aficionados et de fins connaisseurs de ce répertoire, intrigué de voir et d’entendre comment ces jeunes musiciens et musiciennes, formés au Conservatoire de Trois-Rivières et au Conservatoire de Québec, allaient interpréter ce répertoire.
Le matériau de base en lui-même est déjà extrêmement riche et se prête bien aux instruments à cordes comme nous le disait Maggie Dudemaine. Dans ce concert, intitulé Du classique au rock 2, le sextuor enchaînement les arrangements, sous forme de pot-pourri, des grands succès de groupe comme Iron Maiden, Metallica, Queen, Guns N Roses et d’autre. Même Les Cowboys fringants ont eu droit au traitement. C’est avec Welcome to the Jungle que le groupe a ouvert le concert, tels de vrais rockstar, faisant participé la foule, bougeant sur scène, le tout dans une démonstration de virtuosité et de maîtrise technique digne des riffs les plus emblématiques.
C’était particulièrement intéressant d’entendre des membres du public, pas nécessairement habitué aux formations classiques, tendre l’oreille et essayé de reconnaître les pièces ou s’emballer lorsque le prochain groupe était annoncé, intrigué de voir comment le rendu. À en juger par leur réaction engagée, et leur applaudissement nourri, ceux-ci étaient ostensiblement ravis.
crédits photo : André Chevrier























