En cette année où l’on fête le 250e anniversaire de naissance de Beethoven, les musiciens de chambre du WDR Symphony Orchestra de Cologne participent avec leur troisième album à l’hommage rendu au grand compositeur allemand. Y sont présentés les Quintettes à cordes op. 29 (1801) et 104 (1817) ainsi qu’une Fugue en rémajeur (1817) pour le même type d’ensemble. Cette formation, moins conventionnelle que le classique quatuor à cordes, comprend deux violons, deux altos et un violoncelle. On ajoute donc une couche supplémentaire à l’accompagnement et une rondeur au niveau du son assurée par la texture feutrée que procure l’ajout d’un second altiste. L’enregistrement, d’une qualité impressionnante, permet de distinguer facilement à l’oreille les parties individuelles des cinq instrumentistes. Cela permet notamment d’apprécier les mélodies lyriques et envoûtantes de Beethoven, la recherche de ses harmonies – d’ailleurs plus audacieuses dans son op. 104 –, ainsi que la qualité de son écriture pour la fugue. En effet, l’album se clôt avec une fugue qui, comme le veut la tradition, est une superposition de voix indépendantes qui résulte en une écriture horizontale. L’ensemble se démarque par sa capacité à interpréter les deux quintettes à cordes avec le caractère fougueux que l’on associe à la musique de Beethoven, ainsi que par la précision et la définition des traits rapides qui sont parfois conférés aux différents instruments. Proposant des interprétations de qualité et un jeu sans failles, cet album est un excellent moyen de découvrir et de se familiariser avec ces œuvres plus méconnues du compositeur.
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