Après la pluie, vient le beau et avec lui, le duo de guitaristes Adam Cicchiliiti et Steve Cowan. Sous un soleil radieux, les deux musiciens ont présenté sur la pittoresque scène de la Promenade Deslauriers une série de compositions originellement écrites pour piano qu’ils ont arrangé pour leur instrument.
Travaillant comme duo depuis un peu plus de 10 ans, ils en ont fait leur spécialité de même que de la création de pièces contemporaine.
Cowan et Cicchiliiti nous confiaient dans une discussion post-concert que c’est notamment la musique de Maurice Ravel qu’ils écoutaient sur la route durant leur tournée qui a été le déclencheur notamment du répertoire de ce programme, baptisé Lyrique et qui comporte un savant aréopage de musique des XIXe et XXe siècles. La musique française notamment a ceci de pratique que sa texture est plus subtile et intime et se prête naturellement bien au caractère intrinsèquement chaleureux de leur instrument.
Le Duo CC a en ouverture Oriental d’Enrique Granados, dont les sonorités ibériques se prête déjà naturellement à la guitare. S’en ai suivi quatre miniatures pour piano d’Edvard Grieg et ces quatre miniatures pour piano. Il est fascinant de constater comment le traitement sonore d’un matériau musical aux sonorités norvégiennes prend soudainement des airs des folklorique presque andalous.
Ils ont également offert une belle découvre en le cycle Fleurs de France, de la compositrice Germaine Tailleferre, unique femme faisant partie du Groupe des Six auprès entre autres de Francis Poulenc, Georges Auric et Darius Milhaud. Son écriture moderniste se mélange à des mélodies aux contours folkloriques auxquelles se tracent en contrepoint une ligne musicale et une harmonie caractéristique truffée de chromatisme.
Pièces robustes, les premier et troisième mouvements de la Sonate pour harpe poursuivent dans cet élan. C’est finalement avec la Sonatine de Ravel qu’ils ont conclu leur concert ; une pièce qui a été parmi les premières qu’ils ont arrangées et qui, de leur propre aveu, a été une des plus difficiles à mettre en place. La structure de son harmonie et le chemin que prend la ligne mélodique doivent effectivement être traités avec doigté pour en faire ressortir toutes les subtilités. Le résultat en était un d’agilité et de grand lyrisme démontrant l’éventail des possibilités stylistique et la versatilité de l’instrument.
Le résultat de ce travail artistique peut d’ailleurs être entendu sur leur album Lyrique, dont le collègue Fred Cardin a fait la critique.
crédits photo : André Chevrier























