Figure emblématique de la scène jungle, A Guy Called Gerald est un producteur et DJ chevronné, originaire de Manchester et désormais installé à Berlin. Il avait déjà marqué les esprits à Mutek 2026, soit pour la première nord-américaine de la réinterprétation en direct de Black Secret Technology, album jungle incontournable de 1995, durant la soirée Nocturne 3 - que rapporte notre collègue Marc-Antoine Bernier.
Pour sa seconde apparition au festival, il a poursuivi sur cette lancée avec un set entièrement inédit.
La prestation a débuté sur des sonorités house ensoleillées, portées par un piano et un artiste motivé. Gerald s'avançait sur le devant de la scène pour danser et galvaniser la foule, pour ensuite glisser vers un groove tout en douceur, soutenu par un beat minimal et rebondissant, superposé de nappes de claviers riches ainsi que d'une ligne de basse envoûtante. Des bongos et des percussions acoustques ont insufflé une pulsation incarnée, au rythme, avant qu'une ligne de basse galopante et une rythmique percutante ne propulsent le set.
De longs passages aux beats minimalistes et épurés ont suivi, flirtant avec l'électro et la tech-house, tout en adoucissant les ruptures rythmiques par rapport à leurs versions originales plus incisives. Ce fut une soirée house tout en détente, jouée en direct, sans aucune précipitation.
Le set a repris sur des sonorités douces et oniriques, mêlant cymbales légères et charleys précis, avant de basculer vers un interlude rythmique complexe et une cassure marquée.
Alors qu'il clôturait la programmation de la scène de l'Esplanade Tranquille, la chaleur de son son a percé l'air frais de la soirée. Une conclusion tout en douceur et bienvenue pour cette sixième et dernière soirée du volet Expérience.
Photo: Vivienn Gaumand
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