classique occidental / période romantique

Lanaudière 2026 | Double anniversaire dans les profondeurs maritimes avec Charles Richard-Hamelin et l’OSQ

par Alexis Desrosiers-Michaud

Le concert donné par l’Orchestre symphonique de Québec (OSQ) le 17 juillet au Festival de Lanaudière, soulignait un double anniversaire; très exactement, cette date marquait la naissance du soliste de la soirée, Charles Richard-Hamelin, ainsi que l’inauguration de l’endroit dans lequel il performait, l’amphithéâtre Fernand-Lindsay. 

La soirée a débuté avec le rare Tombeau de Nelligan du québécois Jacques Hétu. C’est une pièce complexe, lente, mais dense, reflétant la tourmente du poète. L’OSQ et son chef Clemens Schuldt la rendent très bien, faisant résonner adéquatement les cordes graves. On décèle un mouvement de houle par moment, clin d’œil au Vaisseau d’or, et la pièce se termine sur une longue ligne des violoncelles, jouée avec délicatesse, non sans inquiétude. 

Le meilleur moment de la soirée fut le Concerto pour piano d’Edvard Grieg. Hamelin a un toucher très délicat et les notes s’enchaînent avec une fluidité remarquable. Avec la caméra placée à l’extrémité gauche du clavier, l’effet visuel de la main gauche qui approche à toute vitesse est effrayant, même si la musique nous fait ressentir le contraire. Le troisième mouvement souligne avec merveille l’aspect folklorique du concerto, toujours avec délicatesse. L’OSQ accompagne discrètement tout au long du concerto, non sans amener une finale rayonnante et pas du tout pompeuse. 

Ce qu’on a entendu dans La petite sirène d’Alexander von Zemlinsky après l’entracte résume bien la tenue de l’OSQ tout au long de la soirée; des graves généreux, des moments lents sublimes et tendres, des solos précis, mais par moment un rapide plafonnement des nuances quand la musique s’envenime. C’est dommage, car il y a tout un jeu de contraste dans cette œuvre peu jouée, dans la même veine que les poèmes symphoniques de Richard Strauss, mais avec plus de couleur par endroits. L’exemple le plus flagrant de ce manque de détail est le début du second mouvement, aux allures de pastorale exaltante. Tout sonne égal, avec trop de retenue dans le crescendo initial, sans distinction aux différents accents et motifs qui s’entrecroisent.

crédits photos : Gabriel Fournier

Publicité panam

Tout le contenu 360

Souk du Sud 2026 | Carrefour des cultures selon Patrice Agbokou

Souk du Sud 2026 | Carrefour des cultures selon Patrice Agbokou

MUTEK 2026 | COCKPIT, habiter l’interface

MUTEK 2026 | COCKPIT, habiter l’interface

MUTEK 2026 | dreamachine, hypnose et thérapie

MUTEK 2026 | dreamachine, hypnose et thérapie

MUTEK 2026 |  Super Galaxy Meow Meow, quand la lumière répond

MUTEK 2026 | Super Galaxy Meow Meow, quand la lumière répond

Alabama Shakes – I Must Be Dreaming

Alabama Shakes – I Must Be Dreaming

MUTEK 2026 | Pliq suggère Fixate: tension entre les niveaux de lisibilité

MUTEK 2026 | Pliq suggère Fixate: tension entre les niveaux de lisibilité

MUTEK 2026 | Improvisation libre Herbert X Sartorius, le meilleur des mondes

MUTEK 2026 | Improvisation libre Herbert X Sartorius, le meilleur des mondes

Fête de la musique 2026 | La programmation racontée par Angèle Dubeau

Fête de la musique 2026 | La programmation racontée par Angèle Dubeau

MUTEK 2026 | Ben UFO et la gestion du dancefloor

MUTEK 2026 | Ben UFO et la gestion du dancefloor

MUTEK 2026 | Facta… et puis s’en va

MUTEK 2026 | Facta… et puis s’en va

MUTEK 2026 | Cuerpos rallie tous les suffrages à Métropolis 2

MUTEK 2026 | Cuerpos rallie tous les suffrages à Métropolis 2

MUTEK 2026 | Rival Consoles sur scène, le cœur de la soirée commence à battre

MUTEK 2026 | Rival Consoles sur scène, le cœur de la soirée commence à battre

MUTEK 2026 | Voices From The Lake… il n’y a pas le feu au lac

MUTEK 2026 | Voices From The Lake… il n’y a pas le feu au lac

Chris Potter – Alive With Ghosts Today

Chris Potter – Alive With Ghosts Today

Cheryl Duvall – Linda Catlin Smith : The Complete Piano Solos (1989-2023), Volume II: The Underfolding & Early Works

Cheryl Duvall – Linda Catlin Smith : The Complete Piano Solos (1989-2023), Volume II: The Underfolding & Early Works

MUTEK 2026 | Ah! Kosmos & Hainbach, quand les machines deviennent musique

MUTEK 2026 | Ah! Kosmos & Hainbach, quand les machines deviennent musique

MUTEK 2026 | Violent Magic Orchestra, la baffe annoncée

MUTEK 2026 | Violent Magic Orchestra, la baffe annoncée

MUTEK 2026 | Infinity Gradient ? Exceptionnel

MUTEK 2026 | Infinity Gradient ? Exceptionnel

MUTEK 2026 | La douce entropie de Endless Summer

MUTEK 2026 | La douce entropie de Endless Summer

MUTEK 2026 | A Guy Called Gerald, grand sorcier de la jungle

MUTEK 2026 | A Guy Called Gerald, grand sorcier de la jungle

MUTEK 2026 | Cleo Leigh vers la zone profonde

MUTEK 2026 | Cleo Leigh vers la zone profonde

MUTEK 2026 | Jeff Mills, maître à l’œuvre dans le cosmos

MUTEK 2026 | Jeff Mills, maître à l’œuvre dans le cosmos

MUTEK 2026 | Polygonia, ode à la techno texturée

MUTEK 2026 | Polygonia, ode à la techno texturée

MUTEK 2026 | Korea Town Acid & Ajeebsir, la fascination dreamcore

MUTEK 2026 | Korea Town Acid & Ajeebsir, la fascination dreamcore

Inscrivez-vous à l'infolettre

Inscription
Infolettre

« * » indique les champs nécessaires

Type d'abonné