Si vous aimez les textures électro qui pulsent, vibrent et frémissent presque charnellement, vous aimerez beaucoup Paradessence du duo d’électro expérimentale de Portland (Oregon), Visible Cloaks (Ryan Carlile et Spencer Doran dans la vie). Les deux artistes sont occasionnellement accompagnés de voix et d’instruments acoustiques (violon, piano).
Les tissus sonores générés par le duo sont tour à tout glougloutants comme un écoulement de gouttes d’eau, scintillants comme des fragments de lumière qui percent dans une canopée nocturne, parfois luxuriants comme un jardin fantastique.
L’atmosphère générale qui est fabriquée avec beaucoup de minutie est paisible et volontairement apaisante, bienfaisante. Le langage de Visible Cloaks marie de façon poétique et finement dessinée la calme lenteur de l’ambient et le colorisme d’un impressionnisme transhumaniste. Loin des poncifs ténébreux d’une dystopie dépressive, Paradessence nous invite à voyager dans des décors plutôt optimistes qu’on imagine accompagner un roman futuriste baigné dans une utopie tranquille et invitante.
Solarpunk plutôt que Cyberpunk. Une musique expérimentale qui fait du bien.
Visible Cloaks : Ryan Carlile et Spencer Doran
Joe Williams – Bois virtuels sur « Disque »
Oona Doran – Ballon sur « Balloon »
Félicia Atkinson – Voix (français) sur « Thinking »
Yoshio Ojima – Traitement, paroles et arrangements supplémentaires sur « Shapes » et « Thinking »
Satisuki Shibano – Piano et voix (japonais) sur « Shapes » et « Thinking »
Ioana Șelaru – Violon et voix sur « Intarsia »






















