Originaire de Vancouver mais établie à Montréal, Sarah Kennedy pourrait être présentée comme une voix pour les standards qui est sortie du cadre strict du Great American Songbook.
Sur The Beloved, elle propose sept chansons originales, qui ont néanmoins plusieurs des attributs séduisants de certains standards vocaux comme les ‘’Torch Songs’’, entre autres, avec des intonations de Joni Mitchell (une référence incontournable pour n’importe quelle Canadienne, je pense). Jetez une oreille ou deux sur We Have Not Come To Take Prisoners, par exemple.
Sept compositions originales, c’est une chose rare chez les vocalistes, qui s’adonnent beaucoup plus souvent au rhabillage de standards bien charnus. Kennedy doit être saluée pour oser la création, et pour avoir pas trop mal réussi dans son aventure. En effet, les chansons ont du caractère, exprimé dans de belles lignes vocales où les mélodies, sans être très mémorables, restent agréables.
Là où il va.
Les arrangements sont soignés, l’énergie est de bon pas sans urgence, avec quelques pauses baladesques. J’aime cette voix authentique, sans flafla, ni maniérisme.
Ceci est le deuxième album studio de Sarah Kennedy. Le premier, Portrait, paru en 2015, déployait des standards plus prévisibles, bien interprétés, mais sans originalité particulière. Osons dire que The Beloved est le premier opus du reste de sa carrière.






















