Quelques semaines après la sortie d’Ensemble doux, superbe bivouac avec un ensemble doux, un 17 juin aux Francos. Installés au centre de salle de concert des Foufounes Électriques, les artistes étaient emmitouflés, l’étoffe étant le public qui les entourait à 360 degrés. Où qu’on fusse , l’effet de proximité était immédiat lorsque s’amorçait ce nouveau concert de Marie-Pierre Arthur.
Les ressources de l’artiste sont immenses, elle a su ajouter une pierre à son édifice avec ce très beau concept. Nous assistions ainsi à la réussite incontestable de ce rendez-vous choral, folk americana enrichi d’harmonies plus fouillées côté prog ou côté soul-jazz, gracieuseté du complice François Lafontaine aux claviers et de l’excellent Joe Grass aux guitares, proche collègue de la chanteuse et de son conjoint avec qui il forme le groupe Klaus.
Pas sûr que les conditions aux Foufounes Électriques en ce jeudi soir, fussent idéales, ça jasait trop fort au bar, à gauche de l’action et on ressentait les basses fréquences des voisins sur le côté droit. Mais bon, ces irritants n’étaient pas assez prononcés pour en amoindrir le grand plaisir ressenti ici et maintenant: quatre voix magnifiques incluant la soliste principale, quatre voix harmonisées ou à l’unisson, solide accompagnement des instruments harmoniques, toujours au service de la mélodie et de la voix humaine.
Les airs d’Ensemble doux se sont enchaînés en toute grâce, avec le soutien vocal d’Émilie Pompa (Bellflower), Naomie DeLorimier (N Nao) et Raphaël Pépin-Tanguay (Velours Velours), toustes des artistes innovant.e.s, enclin.e.s à une pop de création tout à fait distincte des formes éculées et diffusées ad nauseam, sans exclure pour autant les référents musicaux qui font du bien depuis des temps immémoriaux : harmonies consonantes, mélodies finement ciselées, voix et instruments à la hauteur de cette proposition subtile qui fera son chemin sur scène comme sur disque.























