Après avoir passé un moment fantastique avec Johnny Jewel, je me dirigeais vers le 3e étage de la SAT, continuant d’explorer l’événement Futurs Antérieurs, cette fois à la rencontre de Matias Aguayo, musicien et DJ d’origine chilienne dont les performances joueuses mélangent live et DJing.
Sans pour autant être absolument ma tasse de thé, ce fut une expérience des plus plaisantes. Arrivé en début de set, je pénétrai dans la Satosphère pour y découvrir un paysage sonore organique, rhizomatique. Sonorité plutôt minimales, mais traversées d’une multitude d’extraits sonores comme des animalcules venant peupler l’espace acoustique avec espièglerie, des pulsations liquides, comme des bulles remontant à la surface d’un bain pétri. Quelque chose me rappelant le groupe Bloto, mais plus adapté à la danse.
Dans une apparente simplicité, se révélait une scénographie acoustique constamment changeante, qui parvenait à nous entraîner dans son rythme sans s’avérer lassante. Quittant ces platines, micro à la main, Matias Aguayo est maintes fois descendu dans la fosse, psalmodiant un champ incantatoire, principalement en espagnol, parfois en anglais. Cela, mâtiné d’une réverbération comme venue du fond d’un long couloir de pierre, pour un effet un brin post-punk mais espiègle également.
Si je passais un bon moment, je ne pouvais m’empêcher d’espérer un petit oumpf supplémentaire. Je me laissais entraîner dans la musique sans pour autant m’y perdre complètement. Je pris une pause pour aller découvrir d’autres performances occurrentes aux différents étages du bâtiment, avant de revenir à Mathias avec une oreille renouvelée.
Après avoir traversé des paysages sonores plus rétro, rappelant un brin Kraftwerk (mes amours <3) le set était imprégné de sonorités technos, tout en se dirigeant vers des contrées résolument latines, d’où émergeait des mélodies à la flûte de pan et des rythmes caractéristiques de la guaracha électronique. Continuant d’osciller entre les diverses sonorités ayant marqué son set de Futurs Antérieurs dans un juste équilibre, Aguayo est venu conclure sa performance sur un déchaînement de rythmes latins percussifs et enlevants. Ce fut un bon set. J’y tombais même par hasard sur des amis, et nous y dansâmes ensemble un bon moment.























