C’est une tradition qui revient à chaque édition de la Fête de la musique. Pendant un temps dans la programmation, des jeunes musiciens étudiant des conservatoires du Québec sont invités à se produire sur la grande scène de la Place Saint-Bernard. Une occasion de mettre de l’avant ces jeunes étoiles et leurs talents musicaux.
L’aréopage de musiciens qui s’est présenté était de haut niveau et chacun sur leurs instruments respectifs ont livré des performances qui ont captivé le public.
En premier, c’est Samuel Lauzon-Schnittke qui s’est exécuté. Déjà lauréat du Prix d’Europe 2025 et classé sur la liste de CBC des 30 musiciens de moins de 30 ans à surveiller de cette même année, il a interprété le deuxième mouvement de la Sonate pour piano de Rachmaninov. Lauzon-Schnittke s’est également illustré en accompagnant au piano chacun des 6 autres jeunes musiciens dans leur pièces respective. La prochaine était la jeune violoncelliste Adélaïde Leblanc qui a interprété la Rhapsodie hongroise de Popper. Elle a donné une performance marquée par un jeu assuré et une belle expression mélodie, malgré un petit passage accidenté menant vers la cadence finale.





La plus jeune étoile de ce concert était la jeune violoniste Iza Kamintzer. Âgée de seulement 11 ans, elle possède déjà un parcours impressionnant. Elle a participé à plusieurs concours de musique, notamment à l’édition 2025 du Concours de musique du Canada, où elle s’est mérité le premier prix dans la catégorie « Cordes » 7 à 10 ans, de même qu’au Concours musical OMNI 2022 de l’Orchestre Métropolitain, où elle a remporté le Grand Prix Yannick Nézet-Séguin et elle s’est produite dans une série de concert avec Angèle Dubeau et La Piéta. Son interprétation de Ziguernerweisen de Pablo Sarasate était d’une grande virtuosité et d’une agilité digne d’un jeu mature. En contraste, les Trois romances pour hautbois de Robert Schumann et le Nocturne en Fa pour cor de Chopin, respectivement interprétées par Flavie Lacoste et Guillaume d’Aragon, sont venues apporter un voile apaisé après le feu roulant de l’œuvre de Sarasate. Le bassoniste Haolin Liu est venu conclure cette section dédiée aux solistes.
Le Quintette Oaline, composé notamment de Liu, Lacoste et d’Aragon est venu conclure ce concert en interprétant un programme diversifié aux accents moderne et contemporain en interprétant Le Tombeau de Couperin de Ravel, Trois pièces de Jacques Ibert et un quintette de David Maslaka.
crédits photos : André Chevrier























