Thierry Larose serait-il l’auteur-compositeur-interprète de l’heure en Amérique francophone? Poser la question… La sortie imminente de Sprint !, son deuxième album studio, suscite l’admiration de la critique patentée. Déjà, apprenait-on samedi sur les ondes de la SRC, soit à l’excelente émission Tout peut arriver de Marie-Louise Arsenault, les fans du jeune homme savaient déjà par cœur toutes ses nouvelles chansons rendues publiques il y a quelques jours à peine. Ainsi s’exclame-t-on qu’il puisse évoquer le peintre romantique Eugène Delacroix dans sa chanson Portrait d’une Marianne, on accueille avec emphase sa maîtrise précoce d’une langue malmenée. Thierry Larose s’avère effectivement un parolier au-dessus de la (faible) moyenne francophone québécoise. Force est d’observer son usage plus qu’acceptable d’un français québécois de bon aloi, c’est-à-dire régionalement savoureux mais sans erreurs syntaxiques ou grammaticales, sans usage erroné des termes, apparaît ici comme une démarche d’exception. Mais bon, ne boudons pas notre plaisir dans un contexte peu favorable à l’émancipation du français. Manifestant un véritable sens de la parole, Thierry Larose se prémunit ainsi de « vieillir plus vite qu’une mauvaise blague », pour reprendre un des nombreux exemples de sa plume acérée. Musicalement, toutefois… Thierry Larose m’apparaît comme un artiste plutôt conformiste, les actualisations de Sprint s’avèrent minces et peu aventureuses. C’est de la pop classique assortie de quelques épices pop-punk ou synthpop, Génériques pour la plupart, ces musiques portées par une voix frêle et haut perchée se trouvent néanmoins au service de textes vraiment inspirés. Ce déséquilibre flagrant entre notes et mots ne nuit donc pas à son auteur-compositeur, ladite chanson “à texte” ayant ses qualité propres. À ce titre, Thierry Larose mérite toute notre attention.
Tout le contenu 360
Interview rock/Chanson francophone
GA, la Série de shows | Nüshu à la Sala Rossa, vers le GAMIQ
Par Alain Brunet
Critique de concert classique occidental/classique
Fête de la musique 2026 | Les Étoiles du Conservatoire brillent à Tremblant
Par Alexandre Villemaire
Critique de concert classique/Europe de l'Est
Fête de la musique 2026 | Célébration balkanique
Par Alexandre Villemaire
Interview classique
Rentrée des ensembles Caprice et ArtChoral: La Flûte enchantée à la Maison symphonique
Par Alain Brunet
Critique de concert classic rock/classique/rock
Fête de la musique 2026 | Le classique rock de Wooden Shapes
Par Alexandre Villemaire
Interview classique occidental/classique
Colin Stetson : réinventer les paysages trad avec Brìghde Chaimbeul
Par Frédéric Cardin
Critique d'album classique occidental/classique 2026
Brìghde Chaimbeul et Colin Stetson – All the light in the world
Par Frédéric Cardin
Critique de concert Afrique/Antilles / Caraïbes/americana/hip-hop/jazz/rock
Souk du Sud 2026 | Une mosaïque musicale haute en couleur
Par Sandra Gasana
Critique de concert classique occidental/classique/guitare
Fête de la musique 2026 | Le lyrisme versatile de Cicchillitti et Cowan
Par Alexandre Villemaire
Critique de concert chanson/Chanson francophone
Fête de la musique 2026 | Pierre Lapointe charme les cœurs abîmés
Par Alexandre Villemaire
Critique de concert americana
FME 2026 I The Sadies et le cheval qu’ils nous ont fait monter
Par Charly Blais
Critique de concert rock
FME 2026 I Moiré, c’est du « slowcore » pour les esprits fatigués
Par Stephan Boissonneault
Critique de concert Afrique/Moyen-Orient / Levant / Maghreb
Fête de la musique | Lumineux Moneka Arabic Jazz
Par Alexandre Villemaire
Interview americana/folk
GA, la série de shows | Vers le GAMIQ, Smoke Spell ouvre le bal
Par Jonathan Martin-Belec
Critique de concert classique occidental/classique
Fête de la musique | Le saxophone en voyage avec le Duo Aster
Par Alexandre Villemaire
Critique de concert classique occidental/classique/musique de film
Fête de la musique 2026 | Timothy Chooi et son violon envoûtent Tremblant
Par Alexandre Villemaire
Critique de concert Experimental/percussions/rock
FME 2026 I Mek’Dr’Dr apporte des pelles et du post-punk décalé à Rouyn-Noranda
Par Stephan Boissonneault
Critique de concert























