Sous le dôme de la Satosphère en ce dimanche 30 août, une figure emblématique de la métropole célébrait un quart de siècle de carrière. Vingt-cinq ans après la sortie de l’album charnière Il n’y a pas de Sud… (2001), Poirier présentait la toute première ré-interprétation live de son œuvre fondatrice.
Le dispositif scénique installait d’emblée une atmosphère d’une grande convivialité : aux côtés d’un guitariste placé à sa droite, Poirier occupait le centre de la scène, jouant avec ses modules électroniques et ses kits de percussions. Avec une lampe de sel diffusant une lumière douce à sa gauche, le plateau prenait des airs de salon chaleureux et cosy, comme si l’artiste nous recevait chez lui. Entre deux morceaux, Poirier prenait le temps de s’adresser au public pour expliquer la genèse des titres et remercier la foule, renforçant ce sentiment de proximité presque familiale.
Sur le plan sonore, le concert était ponctué par le dialogue captivant entre la guitare – dont la modulation m’a rappelé certains morceaux nord-africains inspirés du gnawa – et des lignes de basse profondes. Guidées par un battement régulier un peu plus aigu, la performance semblait presque être calée sur un métronome. Le travail visuel sous le dôme épousait fidèlement le rythme des percussions et le frétillement des hi-hats en boucle. De la fumée, des couleurs oscillant entre le bleu, le rouge, et le orange. Parfois, des lignes de lumières traversaient même l’espace.
Progressant vers une structure plus minimale et polyrythmique, la fin du set a fait monter le tempo. L’artiste a fini par inviter la foule à se délier les jambes : « Pour la dernière, c’est le temps de danser ! », incitant le public à abandonner la contemplation pour célébrer ce classique dans de beaux derniers pas de danse.























