De retour sous la voûte de la Satosphère en cette ultime soirée de Mutek 2026, l’ambiance a changé du tout au tout avec l’arrivée du producteur bruxellois-angolais Nazar pour une autre première nord-américaine. Façonné par ses souvenirs d’enfance dans l’Angola d’après-guerre civile, l’artiste est venu livrer sa relecture abrasive du kuduro traditionnel, qu’il baptise lui-même « rough kuduro ».
Rappelant par moments la hargne et la présence physique de duos comme CUERPOS, Nazar a déployé un set hautement énergique et percutant. Ce qui impressionne immédiatement, c’est le traitement de sa propre voix : modulée, grave, dure et caverneuse, elle vient traverser le mix de façon saisissante.
L’artiste façonne ainsi une fusion rythmique particulière où le kuduro se mélange au UK drill, à la UK bass, à l’électro et à des motifs percussifs d’inspiration brésilienne ou afro. Portée par des infrabasses et des ruptures rythmiques impulsives, la prestation est restée très linéaire dans son intensité, maintenant la foule sous tension du début à la fin. Une décharge d’adrénaline remplie de force qui a conquis le public de la SAT.























