Rosalie Chrétien est une artiste multidisciplinaire dont la rentabilité professionnelle passe en partie (apparemment) par le design graphique (elle a un site et tout). Bien qu’elle écrive également des articles sur la musique expérimentale/d’avant-garde pour Atuvu.ca, je ne lui connaissais pas de velléités compositrices avant de tomber sur cet album intitulé everything you say can and will be used against you. C’est en vérité via Adrienne Munden-Dixon et son superbe album Vision Mantra (critique à lire ICI) que le nom de Rosalie a été porté à mon attention. Dans la jaquette, elle décrit ses impressions de la musique de son amie Adrianne avec tellement d’acuité, de poésie et de puissance évocatrice que je l’ai entièrement citée. J’ai ensuite creusé un peu pour découvrir une page Bandcamp avec quelques propositions musicales, dont l’album que voici sorti début septembre dernier. Voilà pour les crédits rendus.
En format trio chambriste constitué d’elle-même à la voix, aux percussions et autres ‘’objets variés’’, de Graham Beverley à la guitare et de Jeremy Sklad au violon, Chrétien a construit un solide programme de quatre longues pièces imbibées d’une atmosphère nébuleuse et parcourues de subtiles stries électriques. Quelque part entre le son du Montréal indie post-prog, l’ambient expérimental et l’improvisation libre, everything you say can and will be used against you plonge l’auditeur dans des ambiances oniriques parsemées de mouvements particulaires aléatoires, tout en délicatesse et en fragilité éphémère.
Un album qui fait planer et un brin halluciner.























