Alex Paquette s’exprime en français québécois et s’allie à ces artistes de la diversité locale ou internationale, ceci incluant la France et Maurice. Alex Paquette est un Blanc keb sans prétention qui embrasse la culture reggae, ska, roots ou dancehall.
Les plus dogmatiques voient encore dans cet engagement pour le reggae une forme d’appropriation culturelle, ce qui est extrêmement discutable en ce qui me concerne. L’appropriation culturelle existe bel dans certains cas (on se souvient de Slav où des Blancs incarnaient des Noirs) mais, dans celui qui nous occupe, on ne peut empêcher quiconque de faire évoluer un genre musical né au sein d’une société afro-descendante. Comme le jazz, le blues, le funk, le R&B, l’afrobeat et autres musiques attribuables à l’énorme contribution africaine à la culture occidentale et mondiale, le reggae et ses variantes font partie de notre culture populaire.
Alex Paquette ne le crie pas sur les toits, il travaille depuis longtemps en parallèle avec ses potes, il parcourt le circuit francophone mondial du reggae et plus encore, on peut le considérer comme un fier membre de l’internationale reggae.
Sans pouvoir compter sur une voix puissante ou singulière, Alex Paquette écrit et chante les choses simplement, sans fioritures, en toute honnêteté. Comme tous ses collègues insulaires enclins à certains aspects du rastafarisme, il rêve simplement d’un monde meilleur et plus équitable, il invite ses potes créoles, français, anglos ou latinos à s’exprimer librement à ses côtés.
À n’en point douter, il pilote une jolie machine de musique. À l’évidence, il maîtrise assurément les codes de la culture reggae, ses musiciens font ce qu’ils faut pour y parvenir tout en conférant à la facture générale un brin de québécitude – rigodon et reggaeton deviennent ainsi reggaedon ! Enfin bref, s’exprime ici l’expérience acquise au cours des longues et modestes tournées. Le savoir des artisans. Du travail honnête. Du bon travail.






















