Pays : Canada Label : Cri du goéland Genres et styles : indie folk Année : 2025

Joseph Edgar – The Songs of Parkton Miller Vol.1

· par Marilyn Bouchard

Joseph Edgar nous revient cette année avec neuf chansons anglophones , quelques mois seulement après avoir sorti un opus homonyme. Ce neuvième album a été enregistré et autoproduit chez lui, peaufiné avec les collaborateurs Benoit Bouchard et Sunny Duval. The Songs of Parkton Miller Vol.1 est un retour à l’essentiel, tant musicalement que poétiquement , « comme un vieux chandail tricoté, ne tient qu’à quelques fils mais tient bien au chaud quand même ».
On « décolle pour une ride » avec Champagne 25, une première chanson entraînante qui donne l’impression qu’on est accompagné par Joseph jusqu’au house party de la gang de musique, prémisse parfaite à ce qui suit. OMD nous entraîne ensuite avec son bel harmonica dans une ballade teintée de mélancolie… l’esprit de Lou Reed n’est pas très loin. Vient Trippin’ (3 in the Mornin’), un roadhouse blues de fin de soirée qui nous téléporte dans un de ces typiques jams de véranda à Moncton, dont on s’ennuie éternellement après les avoir connus.

Somewhere in Tibet est plus introspective, portant bien son nom et à la réflexion, sur une lumineuse ritournelle de guitare sèche. Wood Pipe, à la progression singulière, renforce cette perception d’un enregistrement intime et DIY, émaillé de quelques parasites sonores et qui nous glisse au passage des perles poétiques du genre « Ain’t it funny how things fly/And ain’t it sad good things die ».

Sur Better, une de mes préférées, on découvre une des mélodies les plus accrocheuse de l’album, l’influence des Beatles y est bien présente. Sous la forme d’un conseil prodigué à un ami, l’autodérision y est attachante ; « »but get the hell out of my yard »». Marching Bands, Mosh Pits and Funeral Songs fait ressortir les racines country de Joseph sur la seule chanson pour laquelle j’aurais préféré un plus d’arrangements, vu l’espace et le crescendo. On reste dans les sonorités avec Sailor Jane, chanson maritime dans laquelle l’envie de prendre le large se développe sur fond de guitare qui slide et de choeurs soufflés par le vent chaud. Enfin, Eyes clôt l’écoute telle une fable musicale chaleureuse non sans rappeler Walk on the Wild Side par moments.
Un album chaleureux, rempli d’authenticité, sans prétention. Joseph Edgar nous y prend la main pour une promenade et un chocolat chaud, nous y surprend avec la richesse de ses inspirations.

Tout le contenu 360

Présence autochtone | Rei hydrate et décolonise

Présence autochtone | Rei hydrate et décolonise

Présence autochtone | Big Tones et DJ Shub, indigènes du présent et de l’avenir

Présence autochtone | Big Tones et DJ Shub, indigènes du présent et de l’avenir

Orientalys 2026 | Alex Iskandar : porteur de traditions de l’Asie centrale à Montréal

Orientalys 2026 | Alex Iskandar : porteur de traditions de l’Asie centrale à Montréal

Présence Autochtone I Anyma Ora envoûte la Place des Festivals

Présence Autochtone I Anyma Ora envoûte la Place des Festivals

Jacob Wutzke – Double Down

Jacob Wutzke – Double Down

Alain Trudel; Orchestre symphonique de Trois-Rivières; Élisabeth Pion; Valérie Milot – Ravel

Alain Trudel; Orchestre symphonique de Trois-Rivières; Élisabeth Pion; Valérie Milot – Ravel

Domaine Forget 2026 | Marc Hervieux chante 35 ans de carrière

Domaine Forget 2026 | Marc Hervieux chante 35 ans de carrière

Présence Autochtone I Rei: décoloniser par le rap maori, procurer du bonheur

Présence Autochtone I Rei: décoloniser par le rap maori, procurer du bonheur

Concerts aux Îles du Bic | Robin Servant : la musique comme lieu de rencontre

Concerts aux Îles du Bic | Robin Servant : la musique comme lieu de rencontre

Domaine Forget 2026 | Bach éternel et éternelles passions avec Rachel Barton Pine

Domaine Forget 2026 | Bach éternel et éternelles passions avec Rachel Barton Pine

Lanaudière 2026 | Macbeth, une tragédie portée par des voix d’exception

Lanaudière 2026 | Macbeth, une tragédie portée par des voix d’exception

OSHEAGA 2026 | Lorde clôture le festival Osheaga au rythme de son propre cœur

OSHEAGA 2026 | Lorde clôture le festival Osheaga au rythme de son propre cœur

OSHEAGA 2026 I Clipse Drip with Swag on the Mountain

OSHEAGA 2026 I Clipse Drip with Swag on the Mountain

OSHEAGA 2026 I Not For Radio se réincarne sur la scène de la Forêt

OSHEAGA 2026 I Not For Radio se réincarne sur la scène de la Forêt

OSHEAGA 2026 I Viagra Boys au centre d’un gigantesque défouloir

OSHEAGA 2026 I Viagra Boys au centre d’un gigantesque défouloir

OSHEAGA 2026 I Turnstile, fièvre technicolore

OSHEAGA 2026 I Turnstile, fièvre technicolore

OSHEAGA 2026 I Filles hot au musée

OSHEAGA 2026 I Filles hot au musée

Lanaudière 2026 | Un festin symphonique en quatre services, signé Liu et Payare

Lanaudière 2026 | Un festin symphonique en quatre services, signé Liu et Payare

OSHEAGA 2026 I Little Simz: classe décontractée, énergie phénoménale

OSHEAGA 2026 I Little Simz: classe décontractée, énergie phénoménale

OSHEAGA 2026 I Sofia Isella is Visceral and Muddy

OSHEAGA 2026 I Sofia Isella is Visceral and Muddy

Visible Cloaks – Paradessence

Visible Cloaks – Paradessence

OSHEAGA 2026: JID s’efface peut-être mais ne faiblit pas

OSHEAGA 2026: JID s’efface peut-être mais ne faiblit pas

OSHEAGA 2026: Wet Leg, direction magnétisme et présence

OSHEAGA 2026: Wet Leg, direction magnétisme et présence

Élan de cordes dans les parcs de Montréal avec Andrei Feher et l’Orchestre classique de Montréal

Élan de cordes dans les parcs de Montréal avec Andrei Feher et l’Orchestre classique de Montréal

Inscrivez-vous à l'infolettre

Inscription
Infolettre

« * » indique les champs nécessaires

Type d'abonné