La harpiste Catrin Finch a joué de tout dans sa carrière : des grandes oeuvres classiques pour son instrument et orchestre, les Variations Goldberg de Bach dans un arrangement remarqué (une oeuvre à l’origine pour clavier) ou des duos avec le joueur de kora sénégalais Seckou Keita. Notes to Self prend, cette fois, les traits d’une démarche autobiographique. Finch a ici composé onze pièces introspectives qu’elle décrit comme autant de petites lettres à elle-même, plus jeune. Dans 13, par exemple, elle dit à sa jeune version d‘elle-même :
Sache que la vie sera parsemée de confusion, et il te faudra du temps pour te connecter à toi-même et découvrir qui et quoi fait vibrer les cordes de ton cœur. Et c’est bien. Nous n’avons pas toujours les réponses tout de suite, mais n’ayez pas peur du voyage. Chéris-le, profite-en, et garde ton cœur ouvert.
Un programme coloré par des conseils de vie assez prévisibles, mais bienveillants. Les mélodies ont toute la tendresse requise et sont agréablement vernies de touches folk celtiques. Certaines sont même assez poignantes (Kin). Finch est une musicienne de premier plan. Ces courtes pièces ne lui posent manifestement aucun défi technique particulier. C’est peut-être pour ça qu’elle trouve la place pour y mettre autant d’énergie et personnalité.
Un album que vous écouterez sous une couette chaude, avec votre plus récente lecture de Cozy Fantasy. Vous verrez, ça fitte à la perfection.






















