expérimental / contemporain

Suoni 2026 | Jardin botanique, pont céleste

par Joséphine Campbell-Lashuk

Ce vendredi 19 juin aux Suoni Per Il Popolo, Jardin botanique a interprété son album Isthmus (qui signifie « pont terrestre ») de son introduction mélodique et légère jusqu’à sa conclusion rythmée par une basse profonde. L’intimité et la douceur du synthétiseur ont été explorées à maintes reprises, et ce duo montréalais de musique ambient synthétique sait maîtriser cette délicatesse fragile. Leur instrumentation, tout comme leur nom, rappelle le célèbre album qui fête cette année ses 50 ans, Mother Nature’s Phantasia, mais Isthmus adopte une perspective humaine.

La performance semble inviter à la célébration des petites choses de la vie. Le parcours est celui d’une attention minutieusement maîtrisée. Kate Bundy, l’une des deux membres du duo de synthétiseurs, entretient cette attention avec soin ; sa prestation place l’écoute avant l’action au centre de l’expérience et nous invite ainsi à faire de même. Principalement debout devant ses synthétiseurs, elle crée des nappes sonores ponctuées de mélodies intentionnelles ainsi qu’un long solo de cloches. Bundy s’éloigne de ses synthétiseurs pour nous présenter ces cloches dans une danse ondulante et vénérative qui nous fait comprendre qu’à cet instant, les cloches sont la chose la plus importante de l’univers.

Une vidéo composée de photographies découpées était projetée sur le mur du fond. Cette vidéo, réalisée par Jean-Guillaume Bastien, le deuxième membre du duo, est constituée de souvenirs partagés par les musiciens. On voit d’abord les objets qui définissent ces souvenirs : le grand tournesol, le bonhomme gonflable qui bat des bras, la haie parfaitement taillée. Puis on nous présente l’arrière-plan dont ces objets ont été découpés : le ciel, la chaîne de montagnes, le champ de maïs. Au fur et à mesure que le concert avance, nous entendons des pulsations émerger d’un fond sonore diffus qui gagnait lentement en complexité. Des synthés de basse plus profonds deviennent ce qui vous captive. Tout cela culmine dans le morceau final, où une mélodie arpégée, rythmée et lumineuse, rencontre une basse légèrement distordue. Cela attire notre attention sur le jeu précis entre le premier plan et l’arrière-plan.

Une vidéo composée de photographies découpées était projetée sur le mur du fond. Cette vidéo, réalisée par Jean-Guillaume Bastien, le deuxième membre du duo, est constituée de souvenirs partagés par les musiciens. On voit d’abord les objets qui définissent ces souvenirs : le grand tournesol, le bonhomme gonflable qui bat des bras, la haie parfaitement taillée. Puis on nous présente l’arrière-plan dont ces objets ont été découpés : le ciel, la chaîne de montagnes, le champ de maïs. Au fur et à mesure que le concert avançait, nous avons entendu des pulsations émerger d’un fond sonore diffus qui gagnait lentement en complexité. Des synthés de basse plus profonds deviennent ce qui vous captive. Tout cela culmine dans le morceau final, où une mélodie arpégée, rythmée et lumineuse, rencontre une basse légèrement distordue. Cela attire notre attention sur le jeu précis entre le premier plan et l’arrière-plan.

Le duo nous livre un récit de lieux inspirés de leur attachement à la fois à Athènes, en Géorgie, et à Montréal, ainsi qu’à l’isthme spirituel qui les relie. C’est précisément la spécificité de leur expérience qui fait de cette œuvre un moment si émouvant et une expérience si fédératrice. Un isthme se tisse également entre le public et Jardin Botanique.

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