Panels, vitrines, B2B, des repas, du réseautage, bref, tout y était lors du lancement de la 3ème édition du Souk du Sud, qui s’amorçait par un Souk Pro au Courtyard Marriott de Brossard. Cette journée avait pour objectifs de rassembler des professionnels du secteur de la culture avec des artistes et échanger sur les enjeux de l’heure tels que la mobilité, le marché musical actuel et la création de ponts entre les continents.
Entre les panels, nous avons eu droit à des vitrines riches en découvertes.
Nous avons d’abord été transportés en Chine grâce au duo mère-fille Qi Shen et leur erhu, cet instrument s’apparentant au violon venant de cette région du monde. Dès les premières notes, je me remémorais certains films chinois vus durant mon enfance et dans lesquels il y avait souvent des passages qui ressemblaient à ce que nous entendions. Par moments, les deux femmes jouaient leur erhu, en synchro ou en décalé, alors que sur d’autres morceaux, la fille accompagnait sa maman au piano. On passait donc de moments de douceur à des morceaux plus rythmés au fur et à mesure que le spectacle avançait avant de terminer avec une finale digne de ce nom, sous les applaudissements du public visiblement séduit.

S’en est suivi un autre duo, IKOUM, formé par Kamila Nasr et Just Wôan, deux artistes multi-instrumentistes. D’ailleurs, leur plus grand défi a été de choisir quel instrument ils allaient jouer pour leur projet et Kamila a opté pour la harpe alors que Just Wôan a préféré la basse. Ensemble, ils créent de la pure magie. On entend les influences celtiques chez Kamila, elle qui est née en Nouvelle-Écosse de parents afghans. Avec un père poète et issue d’une famille de virtuose de la musique, elle a formé un groupe avec ses deux soeurs et a même transformé certains poèmes de son père en chansons. De son côté, Just Wôan apporte sa touche particulière par l’entremise de sa voix qu’il parvient à manier, allant des notes graves aux aîgues sans difficulté. Ses deux micros ont permis de rajouter du relief par moments alors que la symbiose entre les instruments se faisait parfaitement.
Malgré tous les voyages qu’ils ont fait dans leur carrière, ce duo accorde une importance particulière à leurs racines et à leurs identités multiples et cela fait partie des thèmes qu’ils abordent dans leur musique.

Le Souk Pro s’est clôturé de manière plus festive avec la vitrine internationale de RIZOMAGIC, un duo colombien de musique électronique originaire de Bogotá, formé par Diego Manrique et Edgar Marún. Ensemble, ils réinventent les racines afro-colombiennes à travers la cumbia, les technologies et l’expérimentation sonore. Munis de tables avec plusieurs fils branchés et pleins de pitons sur lesquels les deux artistes semblaient concentrés, le spectacle a commencé plutôt en douceur avec des expérimentations sonores envoûtantes avant de rajouter des couches de plus en plus rythmées. Il n’en fallait pas plus pour les participants qui se sont mis à danser, transportés dans un tout autre univers que les deux précédentes vitrines. Ce Souk Pro était donc une belle manière de mettre la table pour les deux journées de festivités qui allaient suivre. Pan M 360 y sera le samedi 5 septembre.
Crédit photo: Fanmi Se Fanmi























