Afrique / blues / folk / Océan Indien

Nuits d’Afrique 2026 | De duo à quatuor, The Two enrichit son blues créole

par Sandra Gasana

Ils s’appellent peut-être The Two, mais c’est à quatre qu’ils se sont illustrés lundi soir au Club Balattou dans le cadre de la 40ème édition du Festival international Nuits d’Afrique. En effet, Yannick et Thierry sont à l’origine de ce duo mais en cours de route, Loris Martenet s’est joint au duo, puis tout récemment un nouveau membre a embarqué dans l’aventure. Ce dernier est un ami de longue date de Yannick et après 20 ans sans nouvelles, ils ont repris contact via Facebook il y a quelques années, and … the rest is history.

Contrairement à leur première performance au Balattou il y a plusieurs mois, l’ajout du clavier était une excellente idée et permet d’insuffler de nouvelles couleurs à leur répertoire.

Yannick vient de l’Ile Maurice, Thierre de Suisse et ensemble, ils nous emmènent dans un univers de « blues qui vient du sud, de l’océan indien », comme l’a si bien décrit Yannick. Faisant allusion aux différents types de créoles à travers le monde, incluant le québécois selon eux, plusieurs morceaux avaient des titres à consonnance française mais dans une version dérivée. Par exemple, le titre « Tiombo » veut en fait dire « Tiens bon ».

Plusieurs dialogues entre les nombreuses guitares de Yannick et Thierry, des rythmes presque spirituels inspirés de sonorités venant de l’Ile Maurice et la région, avec des percussions qui nous emmènent dans toutes les directions. Un banjo qui vient rajouter la touche folk au blues, avec un triangle par moments pour aggrémenter le tout.

Nous célébrions également les 44 ans de Yannick lors de cette soirée et d’ailleurs, la famille du fêté était présente dans la salle. La sœur de Yannick est même montée sur scène pour chanter un refrain avec son frère, moment de douceur fort apprécié par l’audience.

La chanson « Fam Couma Ou » qui signifie « femme comme toi » a aussi plu au public qui se retenait de danser. The Two passe de la douceur à l’intensité sans transition, nous transportant à leur guise dans leur univers. Les percussions contribuent à créer du relief, l’harmonica jouée par Yannick trouve sa place dans tout cela, alors que le public se transforme en véritable chorale à plusieurs reprises durant la soirée.

Un autre instrument traditionnel, le kayamb, une sorte de planche en bois comme celle que l’on joue à l’Ile de la Réunion a aussi été incluse dans le spectacle.

Mes voisines d’origine haïtienne m’ont dit qu’elles comprenaient quasiment toutes les paroles chantées en créole mauricien. Par moments, on sentait une transe sur scène, surtout pendant les solos intenses de Thierry, avant de poursuivre avec des moments de douceur. « Mo ale » ou encore « Lao », un hommage aux disparus, étaient mes coups de cœur de la soirée.

« Tu as 44 ans aujourd’hui mais je me souviens de tes 33 ans lors de notre participation au festival de Montreux : c’est toujours autant un plaisir de travailler avec toi », se confie Thierry sous les applaudissements du public.

Publicité panam

Tout le contenu 360

OSHEAGA 2026 I Not For Radio se réincarne sur la scène de la Forêt

OSHEAGA 2026 I Not For Radio se réincarne sur la scène de la Forêt

OSHEAGA 2026 I Viagra Boys au centre d’un gigantesque défouloir

OSHEAGA 2026 I Viagra Boys au centre d’un gigantesque défouloir

OSHEAGA 2026 I Turnstile, fièvre technicolore

OSHEAGA 2026 I Turnstile, fièvre technicolore

OSHEAGA 2026 I Filles hot au musée

OSHEAGA 2026 I Filles hot au musée

Lanaudière 2026 | Un festin symphonique en quatre services, signé Liu et Payare

Lanaudière 2026 | Un festin symphonique en quatre services, signé Liu et Payare

OSHEAGA 2026 I Little Simz: classe décontractée, énergie phénoménale

OSHEAGA 2026 I Little Simz: classe décontractée, énergie phénoménale

OSHEAGA 2026 I Sofia Isella is Visceral and Muddy

OSHEAGA 2026 I Sofia Isella is Visceral and Muddy

Visible Cloaks – Paradessence

Visible Cloaks – Paradessence

OSHEAGA 2026: JID s’efface peut-être mais ne faiblit pas

OSHEAGA 2026: JID s’efface peut-être mais ne faiblit pas

OSHEAGA 2026: Wet Leg, direction magnétisme et présence

OSHEAGA 2026: Wet Leg, direction magnétisme et présence

Élan de cordes dans les parcs de Montréal avec Andrei Feher et l’Orchestre classique de Montréal

Élan de cordes dans les parcs de Montréal avec Andrei Feher et l’Orchestre classique de Montréal

Lanaudière 2026 | Concert aux multiples héros pour Marie-Nicole Lemieux et Rafael Payare

Lanaudière 2026 | Concert aux multiples héros pour Marie-Nicole Lemieux et Rafael Payare

SAT | Plongée micro-macroscopique

SAT | Plongée micro-macroscopique

OSHEAGA 2026 I The xx rêve vert monochrome

OSHEAGA 2026 I The xx rêve vert monochrome

OSHEAGA 2026 I Wolf Alice domine la Montagne

OSHEAGA 2026 I Wolf Alice domine la Montagne

OSHEAGA 2026 I Geese désinvolture dans la Forêt

OSHEAGA 2026 I Geese désinvolture dans la Forêt

OSHEAGA 2026 | Blood Orange, au yable la promo, place au divin

OSHEAGA 2026 | Blood Orange, au yable la promo, place au divin

OSHEAGA 2026 I Leon Bridges défie la gravité

OSHEAGA 2026 I Leon Bridges défie la gravité

Clara Cantore – Regreso

Clara Cantore – Regreso

Lido Pimienta – Caribenya

Lido Pimienta – Caribenya

mary in the junkyard – Role Model Hermit

mary in the junkyard – Role Model Hermit

Présence autochtone 2026 | La programmation avec André Dudemaine

Présence autochtone 2026 | La programmation avec André Dudemaine

Concerts aux Îles du Bic | Samaqani Cocahq fait revivre les traditions wolastoq

Concerts aux Îles du Bic | Samaqani Cocahq fait revivre les traditions wolastoq

Yard Act – You’re Gonna Need A Little Music

Yard Act – You’re Gonna Need A Little Music

Inscrivez-vous à l'infolettre

Inscription
Infolettre

« * » indique les champs nécessaires

Type d'abonné