Fort de près de cinquante ans de carrière musicale, le chanteur et compositeur Chris Combette était de passage au Festival international Nuits d’Afrique 2026. Il était sur la scène du Balattou le 15 juillet dernier, avec ses ‘’Angels’’, Patrick Plénet à la basse, Aymeric Létard aux claviers et Éric Valérius à la batterie.
INTERVIEW DE CHRIS COMBETTE AVEC ALAIN BRUNET
C’est un savoir faire et un savoir vivre complet, authentique et expérimenté que Combette présente dès les premières notes. On entend un panorama pas mal complet des titres qui ont fait son succès d’un demi-siècle, de La Danse de Flore à Maroni en passant par Salambô, Lè siel si ba, Lévanjil dan bouch (critique acerbe de la colonisation religieuse, sur des ruthmes chaloupés – ‘’ils nous ont laissé la bible, et sont reparti avec l’or’’), Les Enfants de Gorée, et plein d’autres. Un programme très généreux sur deux sets de plus d’une heure chacun.
Des chansons qui parlent de la vie, de l’amour, du quotidien en Guadeloupe, en Guyane ou ailleurs dans les Antilles, des histoires qu’on y raconte, un peu comme un troubadour provençal le faisait dans la France médiévale. Tout cela sur des rythmes afrodescendants du 20e siècle, reggae, cumbia, folk créole, un peu de zouk.
L’homme présente ses chansons avec un humour tranquille et une classe que l’on remarque chez tous ces artistes d’une génération de gentlemen qui savaient s’exprimer avec retenue et beaucoup d’honnêteté. En le voyant et en l’écoutant, j’ai pensé au grand Henri Salvador, qui avait ce genre de charme éduqué.
Si vous avez envie d’avoir une (très) bonne idée du concert, écoutez son album Chris Combette & Angels – le Live paru en janvier dernier. C’est presque exactement ce qu’on a eu mercredi soir.























