chant choral / classique occidental / période romantique

Festival de Lanaudière | Une soirée chorale réussie pour Akamus

par Alexis Desrosiers-Michaud

Vendredi et samedi au Festival de Lanaudière, étaient donnés en diptyque les oratorios Paulus et Elias de Félix Mendelssohn. Pour l’occasion, c’est l’Akademie für Alte Musik Berlin (Akamus) et l’Audi Jugendchorakademie qui nous visitaient, le tout sous la direction de Martin Steidler. À en croire le directeur artistique Renaud Loranger, « c’est la première fois au Canada, sous toutes réserves, que les deux oratorios sont présentés ainsi, et également, chantés en allemand ; la langue habituelle étant l’anglais. Nous y étions vendredi.

C’est devant un parterre épars et une pelouse presque vide que ce magnifique concert s’est donné. Pendant les deux heures et quelques qu’a duré la soirée, tout tombait en lieu et place. L’orchestre, grossi pour l’occasion, jouait sur des instruments anciens (avec un serpent !), ce qui laissait beaucoup de place au chœur. La prononciation des choristes est précise et impeccable. Ces derniers sont habiles à varier la palette de couleurs en étant, parfois incisifs (« Lapidez-le »), parfois tout en douceur, notamment dans les différents chorals. Un des meilleurs moments de la soirée fut l’apparition de Jésus, à la fin du premier acte. Interprétée par les voix de femmes, c’était un passage extrêmement lumineux, sans être angélique et mielleux.

Chez les solistes, c’est l’alto Ulrilke Malotta qui a été la meilleure, malgré qu’elle n’ait chanté que deux petites interventions. Elle a une voix profonde et résonnante. La soprano Marie-Sophie Pollak a une belle voix, mais qui ne se démarquera jamais au cours de la soirée. Le ténor remplaçant Magnus Dietrich fait bien, mais demeure cependant trop stoïque, malgré le fait qu’il était le soliste qui incarnait et « jouait » le mieux ses rôles d’Étienne et de Barnabas. Enfin la basse Krešimir Stražanac a connu quelques problèmes durant la soirée. Parfois trop en rondeur, on perdait les émotions et les mots. Il aurait gagné en se limitant à la partition et en ne cherchant pas à en donner plus.

Finalement, un petit mot sur la présentation générale du concert. Il y aurait place à l’amélioration quant au choix des images projetées sur les écrans géants. Trop souvent, il y a eu des images d’instrumentistes qui n’étaient pas à l’avant-plan, et cela ne rend pas service du tout au spectateur niché en haut du vallon. Ça, en plus de corriger les fautes dans les surtitres.

crédit photo : Gabriel Fournier

Tout le contenu 360

Akousma | Matière limpide pour Eaux mêlées

Akousma | Matière limpide pour Eaux mêlées

Akousma | Mélanie Zhou et les échos du deuil

Akousma | Mélanie Zhou et les échos du deuil

Akousma | Le legs de feue Chantal Dumas

Akousma | Le legs de feue Chantal Dumas

Akousma | Manipulations en temps réel et douce violence chez Xavier Ménard et Diego Bermudez-Chamberland

Akousma | Manipulations en temps réel et douce violence chez Xavier Ménard et Diego Bermudez-Chamberland

Akousma | Synthèse rétroactive selon Alex Brisson

Akousma | Synthèse rétroactive selon Alex Brisson

Akousma | Manuella Blackburn, une poétique de l’ordinaire

Akousma | Manuella Blackburn, une poétique de l’ordinaire

Oktoecho x FMA | Katia Makdissi-Warren, 25 ans de pratiques métissées et nouvelles collaborations symphoniques

Oktoecho x FMA | Katia Makdissi-Warren, 25 ans de pratiques métissées et nouvelles collaborations symphoniques

Guillaume Côté et Les Songes d’une nuit d’été : le chorégraphe nous parle de son rapport intime avec la musique

Guillaume Côté et Les Songes d’une nuit d’été : le chorégraphe nous parle de son rapport intime avec la musique

SQMC/Chapelle historique du Bon-Pasteur : à la découverte de la musique contemporaine québécoise

SQMC/Chapelle historique du Bon-Pasteur : à la découverte de la musique contemporaine québécoise

OSM | De la virtuosité de Kavákos au flamboyant Oiseau de feu

OSM | De la virtuosité de Kavákos au flamboyant Oiseau de feu

Jayleen McCarty : «Je ne suis pas née reine, je le suis devenue»

Jayleen McCarty : «Je ne suis pas née reine, je le suis devenue»

Akousma| Felix Deufel nous fait découvrir la richesse sonore inouïe de l’Arctique

Akousma| Felix Deufel nous fait découvrir la richesse sonore inouïe de l’Arctique

Akousma | Les Artefacts sonores de Roxanne Turcotte

Akousma | Les Artefacts sonores de Roxanne Turcotte

Akousma | Duo Audréanne Filion et Myriam Bleau : là où réel et virtuel se confondent

Akousma | Duo Audréanne Filion et Myriam Bleau : là où réel et virtuel se confondent

Akousma | Exzald S, la violence du calme

Akousma | Exzald S, la violence du calme

Mois du Créole 2026 | Richy Jay fait vivre le konpa et le zouk à Montréal

Mois du Créole 2026 | Richy Jay fait vivre le konpa et le zouk à Montréal

OSM | D’un quatuor à l’autre à Bourgie, Debussy révèle toute la complicité des musiciens de l’OSM

OSM | D’un quatuor à l’autre à Bourgie, Debussy révèle toute la complicité des musiciens de l’OSM

Akousma | Melanie Zhou : façonner le son, traduire l’émotion

Akousma | Melanie Zhou : façonner le son, traduire l’émotion

Akousma | Alex Brisson et l’exploration musicale du feedback

Akousma | Alex Brisson et l’exploration musicale du feedback

Caprice au 9e : un agréable essai de rencontre baroque et carnatique

Caprice au 9e : un agréable essai de rencontre baroque et carnatique

Le Vivier | La fièvre (tonitruante) du dimanche soir

Le Vivier | La fièvre (tonitruante) du dimanche soir

Piknic Électronik x Igloofest: un dernier hourrah! avant janvier

Piknic Électronik x Igloofest: un dernier hourrah! avant janvier

Le Vivier | Albane Tamagna, autres modes de jeu de la flûte

Le Vivier | Albane Tamagna, autres modes de jeu de la flûte

Mois du Créole 2026 | David Bontemps : des frissons du début à la fin

Mois du Créole 2026 | David Bontemps : des frissons du début à la fin

Inscrivez-vous à l'infolettre

Inscription
Infolettre

« * » indique les champs nécessaires

Type d'abonné