Vraisemblablement, Sofiane Pamart est un des pianistes les plus écoutés dans l’univers fascinant des Spotify et autres Apple Music. Parti de France, le musicien vit aujourd’hui à Los Angeles et mène une carrière palpitante, porté aux nues partout où il s’amène.
Encore récemment, j’ai entendu et visionné des ITVs où on le présente et on l’aborde comme un artiste d’exception, nouveau champion universel de l’intégration des genres – classique et hip-hop, pour ne nommer que ces styles dans lesquels il puise. Vous vous imaginez bien que son public montréalais avait acheté toutes les place de la Maison symphonique pour ainsi boire ses notes une par une, entre les ovations, les cris d’admiration et les rappels à répétition.
J’ai déjà témoigné du méga-phénomène Sofiane Pamart à son passage précédent au FIJM. J’ai déjà commenté ses enregistrements, je vais le faire une dernière fois avant de me taire définitivement à son sujet.
Il compose de jolie choses. Côté classique, le romantisme pianistique l’emporte largement chez lui, à commencer par l’empreinte de Chopin. On sait que ce parti-pris pour le piano romantique est observable chez la plupart des vedettes néoclassiques, Sofiane Parmart n’y fait pes exception.
Qui plus est Sofiane Pamart est une nouvelle vedette de la diversité culturelle, ce qui lui confère une patte spéciale, s’étant démarqué pour ses liens esthétiques avec le monde du hip-hop/R&B français. Il s’est ainsi forgé une carrière de soliste avec le succès de masse obtenu par ses enregistrements. Ses fans proviennent généralement de sa génération, vibrent à chacune de ses offrandes. Toustes communiquent en temps réel: en criant ou en tapant des mains, ils répondent aux accords ou trilles proposés par leur héros entre deux exécutions. Force est d’admettre que Sofiane Pamart les touche au plus haut point, rien n’indique que ça pourrait s’arrêter.
Un pianiste de niveau correct compose une pop instrumentale aux contours classiques, pop très mélodique, très tonale, plutôt simple, plutôt conformiste, musiques que des milliers de pianistes pourraient aussi bien exécuter. Rien à voir avec la haute virtuosité, rien à voir avec la composition visionnaire. On combine joliment ces évidences adaptée aux goûts d’un public de masse prêt à essayer autre chose que le hip-hop, le R&B ou la pop et … on devient une star planétaire au terme d’un tempête parfaite.
Et on se produit en récital dans une Maison symphonique pleine à craquer de fans finis, à la manière des Yuja Wang, Bruce Liu, Marc-André Hamelin, Evgeny Kissin, Daniil Trifonov, Herbie Hancock, Hiromi Uehara, Brian Marsella, Eldar Djangirov, Alexander Malofeev, Lucas Debargue, Sergeï Babayan, Charles Richard Hamelin et autres supravirtuoses des ivoires.
Chaque fois qu’il se produit, le phénomène est fascinant.





















