Programmer Ka Baird, artiste non binaire établi.e. à New York, performeur·euse, artiste sonore, musicien·ne et compositeur·trice établi·e.
Iel a visiblement étudié les propriétés du microphone dans divers états de saturation et feedback, iel explore les retranchements extrêmes du son.
Le geste est brutal, radical, punk, hardcore mais aussi exploratoire
Iel travaille à deux micros qui s’entrechoquent et échangent des sons au fort volume. Les déplacements de l’artiste dans un espace circulaire, aménagé au centre de la salle, contribuent également à générer des sons archi saturés.
Ses techniques vocales étendues, très souvent inspirées du chant hardcore et métal, ajoutent à l’affaire, le tout coiffé par quelques interventions à la flûte traversière passée dans le filtre d’un radicalisme sonore consommé.
Si l’on s’en tient aux notes de programme, il s’agirait d’une forme de libération extrême à travers l’effort physique et l’expansion psychique.
Nous n’en sommes certes pas aux premières manifestations du radicalisme sonore, il existe toujours une frange de ce type et en voici une nouvelle manifestation. Le problème est que les axes de cette recherche (voix, micro, geste, jeu de flûte) ont tôt fait d’atteindre leur but. Au bout de quelques minutes, on a fait le tour et la suite ne vient pas, le ressenti de redondance s’installe beaucoup trop rapidement dans cette proposition trop mince, qui devra être bonifiée pour durer.
Photo: Caroline Campeau























