La productrice munichoise Polygonia a présenté son set live au Metropolis 1 du Mutek. Les festivaliers, visiblement enthousiastes, faisaient la queue autour de cette salle mythique, impatients de découvrir le programme richement garni de la soirée, et Polygonia n’a certainement pas déçu.
Résidente du vénéré club BLITZ, qui fermera bientôt ses portes, elle s’est forgé une réputation grâce à un son iconoclaste qui navigue librement entre la techno, la bass music, le breakbeat et la house.
Elle adopte une approche intéressante et audacieuse de l’IDM, sans jamais se cantonner à un style musical précis. Sa formation aux instruments acoustiques transparaît dans une musique qui échappe aux étiquettes strictes, mêlant des influences issues de différentes cultures et de divers genres pour créer quelque chose qui lui est propre. La nature façonne discrètement l’ambiance sous son son méditatif.
Elle a ouvert le bal par une sérénade de voix filtrées, tandis que des lueurs d’un violet profond inondaient la piste et le balcon, avant d’enchaîner en douceur vers des sons et des rythmes pulsés. Le tempo est resté soutenu pour la foule compacte, porté par des patterns de batterie groovy aux accents industriels.
Elle a captivé le public avec un groove contagieux et hypnotique. Une montée en puissance atmosphérique a suscité une salve d’applaudissements, avant de laisser place à une basse percutante et endiablée. Tout au long de son set, Polygonia a fait bouger une piste de danse frémissante et absolument bondée.
Elle a conclu sur des notes résonnantes et dramatiques avant de quitter la scène sous une pluie d’applaudissements. Un moment fort précoce d’une soirée qui réservait encore bien d’autres surprises.
Crédite photo: Vivienn Gaumand























