Prendre la suite d’une performance aussi vive que celle de CUERPOS n’était pas chose facile, mais le producteur et DJ londonien Facta (Oscar Henson) a d’abord réussi son pari avec brio.
Pour cette première canadienne en format live, Facta a injecté une dose de musicalité assez joyeuse sur le dancefloor. Durant les trente premières minutes, son set s’est révélé d’une fluidité captivante, tissant des ponts habiles entre dubstep, grime, techno, mais aussi touches de house et rythmiques empruntées à l’afrobeat. Le contraste avec la véhémence de CUERPOS fonctionnait à merveille et la foule s’est laissée porter par cette sélection musicale festive.
Cependant, les vingt dernières minutes ont pris une tournure inattendue. Rompant brutalement la dynamique de la piste, Facta a bifurqué vers des sonorités très calmes, atmosphériques et ambient. Un virage assez abrupt, qui, à une heure si avancée de la nuit, a brisé l’élan du public.
Est-ce un choix artistique délibéré ou une consigne de transition ?
Difficile à dire, mais le moment s’est avéré mal choisi pour le contexte, laissant un arrière-goût de rendez-vous manqué après un début de concert pourtant si prometteur. Ce ralentissement soudain a vidé une partie de la piste et coupé court à l’énergie que CUERPOS et le début de son set avait construit. Et personnellement, ça m’a rapidement donné envie d’aller dormir.






















