Dans le cadre de la Semaine du Neuf, les 13 et 14 mars, les artistes du groupe contemporain Ictus se sont produits à l’Espace Wilder, avec une chorégraphie d’Ula Sickle. Au programme, plusieurs pièces ont été composées entre 1975 et aujourd’hui, dont Music for Holding Present de Didem Coşkunseven (2023), qui donne son nom au spectacle.
Dès que je suis entré dans l’Espace Orange, les danseurs, à leur tour, agitaient un drapeau noir. Ce qui m’a frappé, c’était la couleur, d’une certaine manière liée à l’atmosphère de ce qui a suivi, ainsi que la rotation entre les membres de l’ensemble, fluide mais en même temps intense.
L’impact de ce spectacle est puissant, car il exprime la force du collectif entendu comme une collaboration forte entre individus. Et en même temps, il y avait quelque chose d’intensément primitif dans tout cela, ce qui faisait penser à ce « noir » du drapeau initial.
Comme une déclaration du fil conducteur de la série, une sorte de primordialité à la fois individuelle et collective, invisible et perceptible. Les séquences parlées utilisées dans certaines œuvres étaient également très efficaces, où les danseurs répétaient des mots et de courts fragments comme pour réveiller le public d’une hypnose qui, en effet, a eu lieu.
Et la musique a contribué à toute cette atmosphère, créant des moments parfois tendus et parfois extatiques qui renforçaient la cohésion appréciable entre les danseurs, très spontanées dans leurs interactions.
De bons retours du public, qui a apprécié la complexité collective du spectacle.
Crédit photo : Philippe Latour























