Une belle surprise attendait les invités au dévoilement de saison 2026-2027 des Grands Ballets canadiens hier : le compositeur québécois écrira la musique d’une nouvelle création, Alice au Pays des merveilles sur une chorégraphie d’André Santos. Nous aurons assurément l’occasion d’en reparler en temps voulu, j’ai déjà réservé Airat pour une entrevue! Le compositeur était présent à la rencontre avec les médias et le public. Il a révélé que son inspiration proviendra en grande partie de Tchaïkovski, Stravinsky et Prokofiev. Pour lui, ce sont les meilleurs dans le genre.
De toute façon, on connaît bien les affinités néo romantiques de Ichmouratov. À noter que ce sera la première fois sous la gouverne d’Ivan Cavallari que les Grands Ballets font une commande de nouvelle musique pour une création chorégraphique. Ichmouratov a reconnu être ‘’extrêmement honoré et excité’’, et être particulièrement inspiré par toutes les possibilités musicales offertes par l’histoire pleine de bizarreries écrites par Lewis Carroll. La première aura lieu en juin 2027.
Si cette nouvelle a marqué les esprits, assurément ceux affûtés à la musique (PanM360), on a quand même pris notes d’autres propositions qui aligneront la danse avec de belles partitions lors de cette prochaine saison 26-27.
La Dame aux camélias de Peter Quantz fait un retour en septembre, avec des musiques puisées chez von Weber et des femmes créatives comme Lili Boulanger, Fanny Mendelssohn, Clara Schumann, Grazyna Bacewicz, Louise Farrenc et Kaija Saariaho. Non pas de Traviata, l’itération lyrique de la Dame aux camélias.
En octobre, retour d’un fidèle : Guillaume Côté aux commandes d’une revisite du Songe d’une nuit d’été de Shakespeare, conjugué au pluriel! LES songes d’une nuit d’été multiplie les chassés-croisés amoureux, voire érotiques, avec l’ajout d’un couple au deux présents dans la version originale, en plus de transposer l’action au 21e siècle. On y explorera les diverses possibilités poly amoureuses, dans une perspective décloisonnée du cadre cis genré classique. Côté a choisi des extraits (inévitables) du Songe musical de Félix Mendelssohn, paraît-il en version remixée électro/orchestre. Il y aura aussi des partitions de sa sœur Fanny Mendelssohn, de Johann Strauss et de contemporains minimalistes et très populaires comme Steve Reich et Max Richter.
En février 2027 (inutile de revenir sur le Casse-Noisette de décembre), c’est Cendrillon, dans une version aptement féérique de Jayne Smeulders, qui sera sur scène, avec l’Orchestre des Grands Ballets pour jouer la partition de Prokofiev.
Lady Chatterley, en avril, fait un retour après une production en 2018. La pièce signée Cathy Marston met en scène les personnages du célèbre roman de DH Lawrence, longtemps censuré pour atteinte aux bonnes mœurs. L’érotisme et la sensualité de cette histoire, on s’en souvient, étaient portés par la musique hyper expressive, presque charnelle, de Scriabine.
Une saison axée sur le thème de la narration, vous l’aurez peut-être déjà deviné, grâce à ces incarnations d’œuvres littéraires ou dramatiques existantes, ce à quoi viendra s’ajouter la truculence narrative d’Alice, mentionnée plus tôt.























