La Sala Rossa ouvrait ses portes jeudi dernier à la série Ultrasons de l’Université de Montréal, pour présenter six performances uniques conçues par des étudiants au baccalauréat en musique numérique.
La performance intitulée Mukput de Florence Dubé et Allison Chidiac entame le concert. Imaginés comme une diffusion en direct sur une plateforme genre Twitch, les deux interprètes nous présentent une table de plats provenant du Liban et du Québec. Tout au long de la performance, ils dégustent les plats accompagnés d’une musique qui évolue parfois selon leur mouvement, créant un groove constant tout au long de la pièce.
Alexandre Hamel présente Dante, un instrument construit par Brui sur mesure, sa compagnie d’instruments électroniques. L’instrument est un double oscillateur, double format, contrôlé par un ruban avec contrôle de détection de hauteur. La performance se veut donc une exploration des possibilités avec ce tout nouvel instrument.
Conversation saxophonique par Alexandre Vaillant, clôture cette première partie de concert. Seul sur scène, armé de son saxophone et de son ordinateur, la pièce mélange le saxophone et l’électronique, brouillant ce qui est réellement joué par l’interprète et ce qui est repris électroniquement, que ce soit la réverbération ajoutée ou certains motifs joués en boucle.
Après un court entracte, Florence Lafontaine présente Mon pays. Avec l’aide d’Olivier Martin-Fréchette, ils interprètent le texte classique de Gille Vigneault sur une piste sonore qui, au fil de la performance, prend de l’expansion avant de se dissoudre graduellement.
Charles Anthony Raymond-Plante présente sa création intitulée Sirens. C’est dans une atmosphère remplie de tension où la basse est reine que nous entendons les sons éclater aux mouvements de ses mains qui actionnent les bruits, que l’on entend se succéder tout au long de la pièce.
Le concert se conclut sur Sonata industrielle en? mineur, une performance de Jacob Boucher, Rafaël Bouthillette et Félix Gervais-Richard. La composition est certainement celle qui a le plus fait réagir dans la salle. Aux allures parfois de death metal, l’amalgame de sonorités que l’on retrouve (souvent avec un caractère industriel) nous laisse percevoir des motifs mélodico-rythmiques qui, à leur tour, nous donnent l’impression d’entendre une mélodie tout au long de la performance.
Voilà un programme diversifié, aperçu concluant des prochaines figures de la musique numérique au Québec.























