Beck nous offre une précieuse et rare compilation de ses plus romantiques interprétations à l’occasion de la Saint-Valentin. Constituée de reprises et bandes originales, Everybody’s Gotta Learn Sometimes est un assemblage de 8 chansons, des hommages à Elvis, John Lennon, Hank Williams et autres Daniel Johnston ainsi qu’une chanson originale en prime.
On y plonge tête première, faisant toujours sensation lors de ses performances orchestrales, de la pièce qu’il a réimaginées pour Eternal Sunshine of the Spotless Mind , la chanson-titre de l’album – The Korgis. L’orgue et les arrangements onctueux enveloppent la voix dans cette interprétation teintée de mélancolie, ramenant par la bande au film pour les cinéphiles.
La reprise d’Elvis, Can’t Help Falling in Love, fameuse adaptation de la chanson française Plaisir d’amour , est ici remplie de vents et de cordes, de chœurs angéliques, de réverbérations vocales comme si nous étions sur l’allée centrale d’une cathédrale.
I Only Have Eyes for You, des Flamingos, est assortie d’une guitare blues avec percussions minimalistes bien senties et des chœurs tout droit sortis des années 50.
Vient la magnifique Ramona, de « Scott Pilgrim vs. The World », qui nous ramène au son de ses albums les plus connus, et nous fait ressentir une nostalgie un peu décalée.
La guitare classique et les accords mineurs sont à l’honneur dans la délicate version de Michelangelo Antonioni du Brésilien Caetano Veloso en hommage au grand cinéaste italien, tragiquement assassiné.
Puis la reprise de Hank Williams Your Cheatin’ Heart emmène la partition de guitare vers quelque chose de plus rythmé et amusant. Enfin, la reprise de Love de John Lennon et de True Love Will Find You In The End en finale, incarnent le summum romantique de Beck.
Un album court, mais qui vaut le détour. Et qui, à travers sa sélection fine de versions inédites, constitue un incontournable du romantisme en 2026.























