Malgré un froid glacial en ce jeudi de janvier, cela n’a pas découragé plusieurs personnes à assister au concert tant attendu de Floric Kim. Vous avez sûrement entendu parler de lui lors de son entrevue dans le cadre de MUZ, mais de le voir sur scène pour un show complet, c’était une première pour moi.
Entouré de grands musiciens reconnus sur la scène artistique montréalaise et de Damaris, une choriste et guitariste prometteuse, Floric Kim monte sur scène tel une star. Son habillement nous marque tout autant que sa puissante voix. Vêtu de jeans de la tête au pied, un pat d’ef stylé et un genre de gilet avec des anneaux également en jeans, ce jeune artiste et designer a pu faire les deux ce soir-là : porter sa propre marque de vêtements et nous livrer un spectacle digne de ce nom.
Dès la première chanson, il met le feu dans la salle alors que dans Freedom, il fait ressortir son côté blues et soul. Il manie le français, l’anglais et le kikongo, mêlant parfois plusieurs langues dans la même chanson.
Il nous dévoile non seulement ses talents de chanteur, mais également de danseur sur certains morceaux plus entrainants, et de conteur. Sur le morceau Suzana, qui est un hommage à sa sœur et dans lequel il dénonce les abus sexuels, il passe d’un refrain chanté au conte, nous plongeant ainsi dans ces deux univers. La basse de Watson Joseph, le jeu de guitare de Dav, le piano de Steven Mapou et la batterie de Raphaël Ojo lui ont permis de passer de l’un à l’autre tout naturellement.
Hendry Massamba ne pouvait pas ne pas participer à ce concert. En effet, on voit rarement l’un sans l’autre. Il a donc participé à la deuxième partie du concert aux percussions, avant d’échanger de poste avec Raphaël pour la dernière chanson de la soirée.
Parlant de 2ème partie, l’accoutrement de Floric était encore plus spectaculaire que le premier. Cette fois-ci, c’est avec une tenue sur laquelle il avait collé plusieurs barbies qu’il est apparu sur scène. Et c’est tout à fait représentatif du personnage : utiliser des objets anodins du quotidien pour les intégrer à des tissus et en faire des pièces d’art.
Cela dit, une personne lui a presque volé la vedette ce soir-là : il s’agit d’un jeune danseur d’origine haïtienne nommé Dashny qui maitrisait parfaitement des mouvements de danse africaine. « Tu es sûr que tu es Haïtien ? On m’avait dit que les Haïtiens étaient plutôt des lovers avec leur kompa », dit Floric en s’adressant au jeune homme. Et quelques minutes plus-tard, il réinvite Dashny mais cette fois-ci pour une improvisation sur son hit Mama Pray For Me, et il nous en a mis plein la vue.
C’est un peu ça aussi Floric, qui se surnomme le Nkundilisateur, il semble aimer mettre en avant d’autres artistes, que ce soit lorsqu’il invite Veeby ou LYDOL, pour des improvisations en chant ou en danse, ou encore lorsqu’il appelle des danseuses de l’école Nyata Nyata à venir faire quelques démonstrations sur la piste. Cela rallonge ses morceaux de plusieurs minutes sans toutefois nous lasser.
Floric fait plusieurs bains de foule durant son spectacle, parfois rejoint par les spectateurs qui voulaient se défouler ce soir-là. Ce fût le cas notamment lors de son morceau à succès Million, autre moment fort de la soirée.
Finalement, les -17 degrés ont peut-être découragés plusieurs personnes à venir voir cet artiste en pleine lancée dans sa carrière, mais ceux qui y étaient ont clairement apprécié.























