Klaus est un projet créé par deux musiciens hyper-différents qui souhaitaient expérimenter ensemble : d’un côté Joe Grass, guitariste, accompagnateur de Patrick Watson, Elisapie et, plus récemment, de la formidable mexicaine Silvana Estrada, de l’autre, François Lafontaine, claviériste de Karkwa, de Marie-Pierre Arthur et de Galaxie.
Deux investigateurs musicaux qui s’amusent à sortir de leurs zones de confort. Après une première mouture, parue en 2018, voici, Klaus II, sept ans plus tard.
Ça commence sur des nappes de synthétiseurs atmosphériques auxquelles s’ajoutent la voix, plus sombre qu’à l’habitude, de Joe Grass.
Puis, nous voici dans un rock post Bowie, où King Crimson trouverait aisément sa place. Par la suite, nous lévitons sur une pop savante, mais très ludique. Ainsi de suite.
On alterne régulièrement entre la dissonance et la balade, mais toujours avec un petit côté expérimental. Au total, dix chansons, toutes en anglais, sur lesquelles Joe Grass s’amuse à harmoniser, passant de la basse au ténor.
Mélange ludique de rock, de pop et de prog, dans lequel les deux complices distillent les atmosphères à leur guise. Ce sont deux brillants instrumentistes et ça transperce dans leurs compositions. Ils ont reçu un peu d’aides d’amis, notamment de Robbie Kuster à la batterie.
On peut avoir l’impression que, parfois, Klaus veut rendre un hommage à des groupes ou musiciens qu’ils aiment. Ou les parodier.
Toutefois, Klaus II est agréable à écouter. Il faut le voir – et l’entendre – comme un projet de côté de deux artistes qui ont du plaisir à le réaliser.























