L’arrière grand-mère de Noah Franche-Nolan était organiste. Elle s’appelait Rose-Anna Chassée, de Grand Falls au Nouveau-Brunswick. L’album Rose-Anna est donc, vous l’aurez déjà deviné, un hommage du pianiste Franche-Nolan à cette dame. On n’est pas surpris, non plus, d’entendre le musicien basé à Vancouver jouer occasionnellement de l’orgue sur cet opus élégant, intelligent, parfois énergiquement volontaire. Avec Judo Proznick à la contrebasse et Nicholas Bracewell à la batterie, Noah Franche-Nolan dessine un portrait bien fourni, rempli de bonnes idées, d’un univers personnel qui mêle du très bon jazz contemporain propulsif, des références culturelles à l’Acadie et une belle exploration de l’appartenance, de la spiritualité et de l’attachement. Quelques moments particulièrement forts : Haxan avec sa force dramatique qui a quelque chose d’édifiant, et crée un puissant impact émotionnel grâce à sa mélodie somptueuse et ses harmonies presque hymniques. Aussi, Hawks qui balance avec conviction un groove déterminé et irrésistible.
Une parution emballante.























