Alliant des tonalités sombres, une ambiance de boudoir et une sensibilité pop électrisante, APACALDA a été l’un des groupes les plus constants du FME samedi. Cassandra Angheluta a apporté une incroyable intimité à l’environnement autrefois stérile du L’Ordre Loyal des Moose, nous captivant avec des morceaux sombres, lourds, mais incroyablement sobres et raffinés.
Son groupe, composé de Raphy Bedard de Vilca (basse) et Caleb LeBel (batterie), l’accompagne à la perfection, nous entraînant à travers des eaux noires comme des passeurs, tandis que nous sommes bercés par des structures musicales labyrinthiques et des voix captivantes. Bedard de Vilca joue avec assurance et une énergie contenue qui semble inépuisable, tandis que le jeu de batterie complexe et subtil de LeBel apporte une énergie parfaite.
Le mot qui caractérise Apacalda est « retenue ». À l’image d’un bandage serré sur une vieille blessure, Angheluta passe sans effort de passages haletants et secrets à des climax incroyables, dansant sur une corde raide dans un monde qui lui est propre.
Derrière les morceaux initialement entraînants d’Apacalda se cache un profond bassin de vulnérabilité et de douleur, quelque chose qui semble presque trop intime pour être regardé directement. Mais Angheluta nous ramène à chaque fois, nous invitant, puis nous obligeant à regarder les parties ensanglantées d’elle-même qui produisent un son si viscéral et captivant. Apacalda est immédiatement accessible et profondément provocateur, pris entre deux extrêmes pour offrir une tension magnifique, différente de tout ce que nous avons vu ce week-end.
Photos by Jacob Zweig


crowd shot: Julia Mela
























